Haute-Loire. Insultes racistes envers des enfants : un homme écope de 15 mois de prison avec sursis probatoire

Haute-Loire. Insultes racistes envers des enfants : un homme écope de 15 mois de prison avec sursis probatoire

En avril, l'homme avait tiré à la carabine près d'un groupe d'enfants et avait tenu des propos racistes à leur égard.

La rédaction avec AFP -

Aujourd’hui à 19:40

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Un sexagénaire, poursuivi pour avoir proféré des injures racistes envers des enfants tout en les menaçant avec une carabine, a été condamné lundi à 15 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans par le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. Le ministère public avait requis 15 mois de prison et trois ans de sursis probatoire. La peine est notamment accompagnée d'une obligation de soins et d'une interdiction de port ou de détention d'arme pendant dix ans.

Dimanche 19 avril, dans la résidence d'un quartier défavorisé d'Espaly-Saint-Marcel, en Haute-Loire, le retraité était sorti de chez lui armé de sa carabine et avait fait feu près d'un groupe d'enfants qui jouaient au ballon.
Plusieurs témoins avaient par ailleurs fait état de propos racistes visant les enfants, dont « sales nègres » et « sales arabes ».

Les insultes racistes « clairement établies »

A l'audience, l'homme a reconnu les faits. Il a toutefois nié avoir voulu viser les enfants mais admis avoir tenu des propos racistes. « Si je l'ai dit, c'est par énervement, ça m'a échappé, je ne suis pas raciste », a-t-il tenté de se justifier, se disant « harcelé » par les enfants.

« Les insultes racistes ne sont pas entendables en 2026 ! », a tonné la présidente Emma Toucas. Si « aucun élément sur des insultes à caractère raciste n'apparaissait » dans la première procédure, celles-ci sont cependant « clairement établies », a relevé le procureur estimant que « le racisme n'a(vait) pas sa place dans la société ».

Quant à l'avocate du prévenu, Me Frédérique Grasset, elle a dépeint le portrait d'un homme « fragile psychologiquement et physiquement », qui constituait une « cible facile » dans un « contexte » de « harcèlement ».

L'affaire avait ému plusieurs élus de gauche qui avaient dénoncé « une véritable chasse à l'enfant de couleur » et accusé la police d'avoir minimisé les faits, les injures racistes n'ayant pas été retenues dans la première enquête.