Il était recherché pour un meurtre à Toulouse : après deux ans de cavale, une figure du narcotrafic a été interpellée au Maroc

Il était recherché pour un meurtre à Toulouse : après deux ans de cavale, une figure du narcotrafic a été interpellée au Maroc

l'essentiel Recherché pour homicide volontaire, un Français de 29 ans a été interpellé samedi 1er août dans la ville portuaire de Tanger, au Maroc. Connu des enquêteurs comme une figure du narcotrafic toulousain, il est soupçonné d’avoir pris part à la fusillade qui avait fait un mort et deux blessés, en septembre 2024, dans le quartier de Bagatelle.

Sa fuite s’est achevée à Tanger, à plus de 1 200 kilomètres de la place de la Loire, où les coups de feu avaient retenti près de deux ans plus tôt. Samedi 1er août, les policiers marocains ont interpellé un Toulousain de 29 ans, recherché par la justice française pour homicide volontaire. "Il s'était installé dans cette ville portuaire depuis plusieurs mois", précise une source proche du dossier.

L’opération a été menée par les hommes de la police judiciaire de Tanger. Lors du contrôle, la consultation des bases de données a permis de confirmer que l’homme faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international et d’une notice rouge diffusée par Interpol à la demande du Bureau central national de Paris, ont écrit plusieurs médias marocains.

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L’homme interpellé est soupçonné d’être impliqué dans la fusillade mortelle survenue le 8 septembre 2024, place de la Loire, dans le quartier de Bagatelle, à Toulouse.

Ce dimanche-là, peu avant 22 heures, trois hommes avaient été pris pour cible. Au moins un tireur avait ouvert le feu avec une arme capable de tirer en rafales. Un homme de 28 ans, atteint à la tête, était mort sur place. Une deuxième victime, âgée de 21 ans, avait été touchée à la cuisse. Un troisième homme, plus légèrement blessé, avait ensuite été entendu par les enquêteurs.

"C'est un beau coup"

Dès les premières heures, la piste d’un règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants avait été privilégiée. L’enquête, ouverte pour meurtre, avait été confiée à la police judiciaire de Toulouse.

Depuis cette nuit de septembre 2024, le suspect était en fuite. Son nom n’était pas inconnu des services spécialisés. "C’est un personnage qui apparaissait depuis longtemps dans les affaires de stupéfiants. Une figure très importante du narcotrafic", affirme un enquêteur. Pour les policiers chargés du dossier, son arrestation constitue une avancée majeure : "C’est un beau coup."

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L’interpellation intervient dans un contexte diplomatique et policier particulier. "Après l’épisode de Ceuta, je pense que le Maroc voulait un peu redorer son image", ironise un enquêteur français. Au-delà de cette appréciation, Rabat présente l’opération comme une illustration de "sa coopération avec les services de sécurité étrangers dans la lutte contre la criminalité transnationale".

Une extradition en cours 

Le Bureau central national d’Interpol à Rabat a informé son homologue français de l’arrestation. L’homme a été placé sous le régime de la procédure d’extradition, sur instruction du parquet marocain compétent.

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Cette procédure ne signifie pas que son transfert sera immédiat. Elle doit désormais suivre son cours devant les autorités judiciaires marocaines, qui devront examiner la demande française et les éventuels recours du suspect. À son terme, l’homme devrait être remis à la France, où il pourra être présenté aux magistrats chargés de l’enquête et répondre des faits qui lui sont reprochés.

Pour la police judiciaire toulousaine, son retour permettrait surtout de refermer une longue parenthèse, ouverte depuis plus de deux ans.