Il manque cinq élèves pour sauver la petite école du Waireau à Morlanwelz

Il manque cinq élèves pour sauver la petite école du Waireau à Morlanwelz

C'est une véritable course contre la montre qui s'engage à Morlanwelz. L'école du Waireau risque de disparaître si elle ne parvient pas à attirer cinq enfants supplémentaires d'ici la fin du mois. Le couperet est clair : seize élèves doivent être inscrits au 30 septembre pour permettre à l'établissement de poursuivre ses activités.

Depuis quelques jours, les parents se mobilisent tous azimuts. Sur les réseaux sociaux, mais également sur le terrain, ils tentent de faire connaître leur école et de convaincre de nouvelles familles de rejoindre cette petite structure à taille humaine.

Week-end dramatique

Mais la situation a évolué très rapidement. "Hier, nous avons eu une réunion avec les parents et l'échevin de l'Enseignement. Certains parents nous ont annoncé que leurs enfants ne seraient pas là ce matin", explique M. Loparco, directeur de l'école.

Et pourtant, vendredi dernier encore, le scénario d'une fermeture ne semblait pas aussi proche. C'est durant le week-end que plusieurs parents ont finalement décidé de scolariser leur enfant ailleurs.

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Pourquoi cet exode soudain ? Plusieurs raisons sont avancées. La première tient à l'offre de l'établissement, qui accueille uniquement des enfants en maternelle. Certains parents souhaitent en effet inscrire leur enfant dans une école qui lui permettra de poursuivre sa scolarité de la première maternelle jusqu'à la sixième primaire.

La question des déplacements joue également un rôle. "Certains parents préfèrent voir leurs enfants fréquenter le même établissement de la première maternelle à la sixième primaire. D'autres souhaitent diminuer les trajets. Si l'aîné entre en primaire ailleurs, le cadet qui est en maternelle suit", explique le directeur.

Le comité de parents se bouge

Face à cette menace, la direction, l'équipe éducative et les parents ont décidé de retrousser leurs manches. Et ils peuvent compter sur un comité de parents particulièrement actif.

"Nous avons un comité de parents très actif. L'an dernier, il a organisé un repas de Noël et offert des cadeaux aux enfants. C'est une équipe très motivée qui nous aide aujourd'hui à rechercher les cinq enfants qui permettraient de sauver l'école", souligne M. Loparco.

Car derrière les chiffres se joue l'avenir d'une petite école décrite comme particulièrement familiale. Cinq enfants seulement séparent aujourd'hui le Waireau de la fermeture.

Les prochaines semaines seront donc décisives. Parents et enseignants espèrent encore inverser la tendance et atteindre le seuil fatidique des 16 élèves inscrits au 30 septembre.

Le compte à rebours est lancé mais une question se pose : les petites structures scolaires ont-elles encore un avenir ? L'échevin François Devillers pose un autre problème : la dénatalité. Un phénomène général sur toute la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ironie du sort : Des inscriptions sont prévues après la date couperet du 1er octobre. Hélas, en septembre, les enfants ne sont pas en âge d'être inscrits… "C'est le règlement", souffle l'échevin de l'enseignement.

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