Incendies en Europe : des solutions apportées par des entreprises belges pour lutter contes les incendies - RTBF Actus
Pour tenter de contenir le feu, des Canadair français larguent du retardateur de flammes. Sa couleur orange est stratégique. Ce pigment fluo est produit dans le Limbourg. Plusieurs palettes vont être expédiées vers la France, soit près d’une tonne d’œufs de colorant. "Cette semaine, nous avons une livraison urgente parce qu’il y a un besoin très grand actuellement pour combattre le feu", explique Olivier Frederix, directeur général de Radiant Color.
Chaque année, plusieurs camions livrent l’Hexagone pour la lutte contre les incendies. Du magenta pour les opérations au sol, de l’orange pour les opérations aériennes. "Le pigment fluorescent est mélangé avec les retardeurs de feu et avec de l’eau, afin que les avions bombardiers d’eau voient où le produit est déjà appliqué", ajoute Olivier Frederix.
Autre entreprise, mais même combat. Des ingénieurs belges développent un outil avec leurs confrères espagnols et luxembourgeois. Cofinancé par l’Agence spatiale européenne, celui-ci doit aider les services de secours en cas de crise, d’incendie notamment. "Les gestionnaires de crise ont beaucoup d’informations de façon disparate sur différentes applications. Aujourd’hui, SafePlace permet de regrouper ce type d’informations ensemble pour avoir une vision globale d’une situation de crise", explique Seliman Niakate, chef de projet Safeplace.
L’information existe, encore faut-il la trouver, la lire et la comprendre. L’intelligence artificielle aidera à répondre aux demandes précises des secours via un tchat comme l’explique Gaëtan Desclée, directeur général de Starion Group. "On va voir le feu qui démarre, on va voir en temps réel son évolution, mais on va aussi pouvoir anticiper son évolution. On va recouper des données de météo, la vitesse du vent, l’humidité, et on va pouvoir faire une projection de comment le feu se développe."
Le portail existe et vit d’ailleurs son baptême du feu avec les pompiers de Madrid : "Le contribuable a financé une constellation de satellites qui observent la Terre en temps réel et différentes informations. Avec l’image satellitaire, on peut par exemple vérifier que les coupes-feu sont en ordre en termes de largeur de végétation", ajoute Gaëtan Desclée.
Mais pour que tout fonctionne, il faudra encore des mois, voir des années pour l’intégrer ou l’adapter aux différentes zones de secours.