Incendies en France : négligences, imprudences, déclenchement intentionnel… 142 personnes interpellées depuis le début de l’année

Incendies en France : négligences, imprudences, déclenchement intentionnel… 142 personnes interpellées depuis le début de l’année

Depuis le début de l’année, plus de 50 000 hectares ont été ravagés par les incendies en France, a annoncé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez ce vendredi 24 juillet 2026. Par ailleurs, 142 personnes ont été interpellées, dont certaines pour incendies volontaires.

La France continue d’être vivement touchée par les incendies depuis le début de la saison estivale. En début de semaine, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez annonçait qu'"un peu moins de 40 000 hectares" avaient été détruits par les incendies de forêt survenus dans l’Hexagone, depuis le début de l’année. Mais ce chiffre a déjà largement augmenté.

Ce vendredi 24 juillet, "le seuil des 50 000 hectares brûlés depuis le début de l’année a été dépassé", a-t-il annoncé. Une hausse prévisible au vu des 32 feux actuellement actifs en France. En effet, 10 000 hectares ont déjà brûlé en Gironde, 2 600 hectares du côté de Biscarosse dans les Landes, ou encore 2 700 hectares dans le Var.

31 nouvelles interpellations au cours de la semaine

Concernant les interpellations effectuées dans le cadre des enquêtes menées après les incendies, on comptait 111 personnes ce lundi, contre 142 ce vendredi, selon des informations communiquées par les gendarmes à BFM. Le chiffre a donc lui aussi augmenté. Laurent Nuñez précisait cependant qu'"une grande partie" d’entre elles avait reconnu les faits. Aujourd’hui, quatre personnes auraient été condamnées et 11 auraient été placées en détention provisoire.

Les interpellations peuvent concerner des incendies volontaires, mais aussi des imprudences, des négligences ou le non-respect d’une obligation de sécurité. À noter que la peine encourue en cas d’incendie involontaire est de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Une peine qui peut monter jusqu’à 10 ans de prison et 100 000 euros d’amende si le feu a causé un dommage irréversible à l’environnement ou un dommage corporel. Pour les incendies volontaires, la peine encourue peut aller de 15 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende, jusqu’à la peine de prison à perpétuité si l’incendie a causé la mort d’une personne.