Iran : l’état du trafic après les sanctions américaines contre les compagnies aériennes | Air Journal

Iran : l’état du trafic après les sanctions américaines contre les compagnies aériennes | Air Journal

Le trafic international à Téhéran a fortement chuté depuis l’entrée en vigueur des sanctions américaines sur le secteur aérien iranien. Les vols ont diminué de 42 %. Quelques liaisons résistent toutefois. Un avion irakien a récemment atterri dans la capitale iranienne, le premier d’une compagnie étrangère depuis plusieurs mois.

Une baisse nette du trafic à Téhéran
Depuis le 23 septembre 2026, l’aéroport international Imam Khomeini de Téhéran enregistre en moyenne 53 vols internationaux par jour. Avant cette date, la moyenne s’élevait à 91 vols quotidiens. Ces chiffres proviennent de données de suivi de FlightRadar24, analysées jusqu’à début octobre.

Le trafic avait déjà reculé après les frappes américano-israéliennes de fin février 2026. L’espace aérien iranien avait alors été fermé. À la reprise des vols, seules les compagnies iraniennes opéraient encore.

Les sanctions américaines en détail
Début septembre, le département du Trésor américain a placé sous sanctions l’ensemble du secteur aérien iranien dans le cadre de l’opération « Economic Outcast ». Vingt-sept entreprises et compagnies iraniennes liées au transport aérien ont été désignées. Des autorisations permettant les survols et l’utilisation d’appareils d’origine américaine vers l’Iran ont été suspendues. Un délai de transition a pris fin le 23 septembre.

Les États-Unis ont prévenu que toute entreprise fournissant du carburant, des services au sol ou des billets aux compagnies aériennes iraniennes risquait des sanctions secondaires. Plusieurs pays ont immédiatement suspendu les vols des transporteurs iraniens, appliquant strictement les nouvelles mesures américaines.

Les liaisons vers la Géorgie, Oman et l’Azerbaïdjan se sont arrêtées. Les vols vers Dubaï, aux Emirats arabes unis, ont cessé dès le 23 septembre. Les vols entre l’Irak et Téhéran avaient également été interrompus, mais la situation a évolué récemment.

Le retour d’un avion étranger
Le 8 octobre, un appareil d’Iraqi Airways a atterri à Téhéran en provenance de Nadjaf. C’est le premier vol d’une compagnie étrangère depuis fin février, début de la guerre entre les États-unis et la République islamique d’Iran. La télévision d’État iranienne a annoncé : « Ce vol Iraqi Airways a décollé de l’aéroport de Nadjaf et atterri à l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran à 06h50 » locales.

L’Irak a obtenu une dérogation spéciale des autorités américaines. La licence, temporaire, permet principalement le transport de pèlerins chiites entre Nadjaf et des villes iraniennes. Iraqi Airways prévoit des vols quotidiens vers Téhéran, Mashhad et Ispahan. Des compagnies aériennes iraniennes, à l’exception de Mahan Air opérée par les Gardiens de la révolution iranienne, ont aussi obtenu l’autorisation d’opérer jusqu’à 40 vols par jour vers Nadjaf.

Les dessertes qui résistent
Certaines liaisons se maintiennent. Les vols vers la Chine restent stables, autour de huit par jour en moyenne. La Turquie demeure la destination la plus fréquentée, même si le trafic a baissé de 19 %. Des passagers ont toutefois signalé d’importantes perturbations sur cet axe. D’autres pays continuent d’être desservis : Arménie, Russie, Afghanistan, Pakistan, Thaïlande, Tadjikistan, Vietnam, Malaisie et Qatar.

Mahan Air, l’une des principales compagnies iraniennes, a suspendu plusieurs de ses destinations, notamment vers la Turquie. D’autres transporteurs iraniens, comme Caspian Airlines, ont au contraire augmenté certaines fréquences.

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@Iran Tourism Center

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