"J’ai déjà envie de revenir l’an prochain !" : une étudiante montpelliéraine savoure son premier Tour de France dans la caravane
Passionnée par l’événementiel sportif, Margaux raconte l’expérience intense qu’elle vit sur les routes de la Grande Boucle en ce mois de juillet.
Et si c’était son enfance qui avait façonné son rêve ? Margaux Wotin a grandi à Bédouin, au pied du Mont Ventoux, du côté où l’ascension à vélo est la plus raide avec 10 km à 9,5 % ! Les coureurs amateurs sont nombreux toute l’année sur le "Géant de Provence", et le Tour y est passé quatre fois (2013, 2016, 2021, 2025) ces quinze dernières années.
"J’ai toujours été passionnée par le sport, confie la jeune femme de 22 ans. L’an dernier, j’ai eu l’occasion de travailler une journée en tant qu’hôtesse sur le Tour de France, chez moi, au Mont Ventoux (jour de la 16e étape qui partait de Montpellier). Et c’était la meilleure journée de travail de ma vie !"
"Cette année, on m’a recontactée pour travailler sur la caravane du Tour pendant trois semaines. Et j’ai sauté sur l’occasion. Je fais partie de l’équipe Mondial Relay by InPost (livraison de colis en point relais ou consigne)."
"C’est très physique !"
"Je conduis un véhicule pendant une journée, et je distribue des goodies le lendemain, explique-t-elle. Conduire au milieu de tous les spectateurs, surtout sur les petites routes de montagne, c’est pas mal de fatigue mentale. D’autant plus qu’on roule assez vite. Et distribuer pendant six heures en pleine chaleur, c’est très physique !"
"On est parmi les premiers véhicules de la caravane, et on est donc très attendus. On distribue des sacs cabas où les gens peuvent mettre les goodies qu’ils récupèrent ensuite."
Le public ? "Il est globalement bienveillant, on reçoit beaucoup de mercis. Mais il y a aussi des gens qui nous crient dessus quand on ne leur donne pas, et d’autres qui se chamaillent. On ne peut distribuer qu’à des endroits qui ne sont pas dangereux".
"Une grande solidarité entre nous"
"Ce qui me marque le plus sur le Tour, c’est l’intensité. En plus des étapes, il y a les transferts vers les hôtels qui sont parfois assez éloignés. Mais on savait que ce serait fatigant." Pas de quoi effrayer cette sportive qui a fait "beaucoup de handball et de danse" avant d’arrêter à cause de "soucis de genou".
Alors que le peloton attaque les Alpes, elle savoure l’expérience. "On est une équipe de huit qui représente notre marque sur la caravane, et il y a une grande solidarité entre nous. C’est aussi ce qui me donne envie de revenir l’an prochain."
D’ici là, elle compte poursuivre son parcours à Montpellier, une ville où elle se plaît beaucoup. "J’ai fait un BTS management commerce, une licence gestion et j’ai commencé un master management des ressources humaines. Mais ce que je veux avant tout, c’est travailler dans l’événementiel sportif et voyager."
En attendant, Margaux vit l’expérience à fond jusqu’à l’arrivée fixée le dimanche 26 juillet, sur les Champs-Élysées. Encore un grand moment en perspective !