Test de la Huawei Watch D3 - notre avis complet — Frandroid
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11 octobre 202611/10/2026 • 20:03
Si l’estimation de la tension artérielle à l’aide de capteurs a été démocratisée par Samsung sur ses Galaxy Watch, sa mesure à l’aide d’un véritable coussin gonflable reste rarissime sur le marché. Huawei fait figure d’exception avec sa gamme Watch D, lancée en 2021, aux côtés de quelques acteurs bien moins connus comme YHE Technology et sa BP Doctor Fit.
Pour aller plus loin
Quelle montre connectée Huawei choisir ? Tout comprendre à la gamme des smartwatchs
Cette année, la marque chinoise remet le couvert avec la Watch D3, toujours dotée d’un tensiomètre et de son bracelet gonflable. Pas de révolution cette fois-ci, puisque l’ECG (électrocardiogramme) reste de la partie, tout comme les innombrables modes sportifs. Huawei a néanmoins réussi à réduire et alléger le boîtier, tout en doublant la luminosité de l’écran. Une manière de peaufiner une formule déjà bien installée. Alors, pari réussi ? C’est ce que nous allons voir.
Huawei Watch D3Fiche technique
| Modèle | Huawei Watch D3 |
|---|---|
| Dimensions | 46,5 mm x 41 mm x 11,3 mm |
| Définition de l’écran | 408 x 480 pixels |
| Dalle | AMOLED |
| Poids | 40 g |
| Accéléromètre et boussole électronique | Oui |
| Analyse du sommeil | Oui |
| Capteur de lumière ambiante | Oui |
| Fiche produit |
La montre de ce test nous a été fournie par le constructeur.
Huawei Watch D3Un design réussi et premium, mais une fausse note sur l’étanchéité
Le design de la montre est plutôt original et l’impression générale est vraiment bonne. Sa forme carrée et sa couleur Or Moka, celle de notre exemplaire de test, lui confèrent une vraie allure de montre premium. Son gabarit reste toutefois assez imposant. Les spécifications officielles font état de dimensions de 46,5 x 41 x 11,3 mm, avec une épaisseur de 11,3 mm, soit 2 mm de moins que sa devancière, la Huawei Watch D2. Elle conserve toutefois le même poids sur la balance, à savoir 40 g sans le bracelet. Inévitablement, cette smartwatch n’est donc pas vraiment conçue pour les petits poignets.

Le boîtier se pare de deux boutons physiques, avec une couronne rotative cliquable, très agréable à utiliser, ainsi qu’un second bouton situé plus bas, que vous pouvez configurer pour lui attribuer le raccourci de votre choix. La montre est également équipée d’un microphone et d’un haut-parleur pour passer des appels.

Le boîtier est quant à lui recouvert d’un alliage d’aluminium. Le fond, qui accueille les différents capteurs, est en revanche conçu en polymère, tandis que le bracelet est en cuir composite et se montre très agréable à porter. Notez également qu’un véritable brassard, prenant la forme d’un second bracelet, est installé en dessous. C’est lui qui se gonfle lors de la prise de tension.

Côté étanchéité, la situation est assez particulière. La marque indique une certification IP68 lorsque la montre ne mesure pas la pression artérielle. Concrètement, l’appareil est protégé contre une immersion complète dans de l’eau douce au-delà d’un mètre de profondeur et pour une durée limitée, mais il n’est pas conçu pour être régulièrement utilisé sous l’eau. Aucune certification ATM n’est d’ailleurs indiquée, et Huawei déconseille formellement de conserver la montre sous la douche ou de la porter pendant une séance de natation, et encore moins lors d’une session de plongée.

C’est fort dommage, puisque cela exclut de facto la montre connectée de toutes les activités nautiques, même celles qui la soumettent à de faibles contraintes liées à l’eau. Le changement de bracelet n’est d’ailleurs pas des plus pratiques. En raison du brassard gonflable intégré au système de mesure de la tension, Huawei utilise un modèle propriétaire, qui ne peut pas être remplacé par n’importe quel modèle standard. Il faut donc se tourner vers un bracelet spécifiquement compatible avec la Watch D3, ce qui limite forcément les possibilités de personnalisation. De plus, le réglage n’est pas non plus pratique, et il est presque obligatoire de l’enlever complètement pour déployer le bracelet et le régler à la volée.
Huawei Watch D3Un écran très lumineux et réactif avec Always-On
L’affichage est confié à un écran AMOLED de 1,92 pouce, d’une définition de 408 x 480 pixels, soit 328 ppp (pixels par pouce), et la marque annonce une luminosité maximale de 3000 cd/m². Un chiffre que nous pouvons difficilement vérifier à l’aide d’une sonde, l’écran d’une smartwatch étant trop petit. En revanche, c’est deux fois plus que ce qui était annoncé sur la Watch D2 et, à l’utilisation, nous n’avons jamais rencontré de difficulté pour lire les informations affichées en pleine journée. D’autre part, le capteur de luminosité adaptative s’avère suffisamment réactif pour que nous n’ayons jamais besoin de régler la luminosité manuellement.

La nuit, il est possible d’éteindre complètement l’écran tout en laissant la montre fonctionner et suivre votre sommeil grâce au programme dédié. La Watch D3 propose également un mode always-on, c’est-à-dire un écran toujours allumé permettant d’afficher en permanence un cadran. Une solution qui offre une esthétique plus agréable qu’un simple écran noir au poignet.

En matière de cadrans, la montre de Huawei repose sur une soixantaine de modèles gratuits répartis en plusieurs styles, avec des cadrans classiques à aiguilles, des modèles multifonctions affichant de nombreuses données de santé ou encore des cadrans dynamiques. À cela s’ajoutent de nombreux modèles payants ou inclus dans l’abonnement VIP. Évidemment, ceux qui nous intéressaient le plus demandaient une compensation financière. Les tarifs vont de 0,49 € à 3,99 €, ce qui, pour de simples cadrans virtuels, n’est pas négligeable.
Huawei Watch D3HarmonyOS toujours agréable à utiliser, mais une application compagnon encore perfectible
La Huawei Watch D3 embarque 64 Go de stockage pour y installer des applications, de la musique ou des cartes afin de pouvoir les consulter hors ligne. Autrement dit, vous pouvez vous repérer sans connexion Internet. Côté OS, la montre fonctionne sous HarmonyOS, le système d’exploitation propriétaire de Huawei.
Toutefois, le catalogue d’applications reste nettement moins fourni que sur les montres sous Wear OS ou watchOS. On n’y trouve qu’une vingtaine d’applications, principalement des outils de suivi sportif dédiés à certaines disciplines, quelques utilitaires comme une calculatrice, ainsi que Curve Pay pour le paiement sans contact.

L’utilisation de la montre est assez simple et plutôt agréable. Une pression sur la couronne fait apparaître toutes les applications sous forme de bulles, tandis qu’il suffit de la tourner pour faire défiler l’ensemble. Une double pression permet d’afficher les applications ouvertes en arrière-plan et de les fermer complètement, comme sur un smartphone.
Le bouton situé juste en dessous sert quant à lui de raccourci. Par défaut, il donne accès à la mesure de la pression artérielle, mais vous pouvez lui attribuer une autre fonction, comme la fréquence cardiaque ou la liste des modes sportifs. De notre côté, nous lui avons assigné la course en extérieur, ce qui nous évite d’aller chercher le mode dans les menus.

Une double pression permet également d’afficher votre carte bancaire si vous l’avez préalablement configurée via Curve Pay. Pour le reste, vous pouvez parfaitement utiliser votre doigt pour naviguer dans l’interface, l’écran étant suffisamment grand pour offrir un défilement confortable.
- Un défilement vers le bas affiche le menu des fonctions de base, avec notamment la lampe torche (qui pousse simplement la luminosité de l’écran au maximum), le réglage de la luminosité, l’accès direct aux paramètres ou encore la fonction permettant de faire sonner votre téléphone si vous l’avez égaré chez vous.
- Un défilement vers le haut affiche l’ensemble des notifications.
- Un défilement vers la gauche affiche votre dernière mesure de tension artérielle.
- Un défilement vers la droite donne accès à une assistance basée sur l’IA. L’aperçu santé s’affiche en premier et propose un résumé global de vos principales données de santé. On retrouve également la météo du jour ainsi que les commandes musicales, directement accessibles depuis le poignet.
Dans l’ensemble, HarmonyOS pour smartwatch offre une expérience utilisateur agréable. Les applications sont faciles à trouver et il est possible de réaliser des mesures de santé à la volée, dès qu’on le souhaite. Toutefois, l’application Huawei Santé, comme nous l’avions déjà relevé lors de notre test de la Watch Fit 5, manque toujours de clarté. Sur le papier, elle est pourtant très complète et permet de retrouver une quantité impressionnante de données, comme la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la SpO2, le stress, la température cutanée, l’ECG, la rigidité artérielle, le sommeil ou encore l’ensemble des données liées à l’activité physique.
À lire aussi :
SpO2, ECG, VFC, fréquence cardiaque : comment les montres connectées prennent soin de votre cœur

Le problème vient plutôt de leur organisation. L’ensemble reste assez fouillis, avec plusieurs sections qui font doublon et des informations parfois réparties entre différents sous-menus. Les exercices, par exemple, sont accessibles depuis l’onglet Santé alors qu’un onglet Exercice existe déjà pour centraliser les données liées à l’activité physique. On finit par s’y retrouver, mais l’application gagnerait clairement à être simplifiée.
Huawei Watch D3Un GPS précis et de très nombreuses mesures de santé
La Huawei Watch D3 est dotée d’un capteur IMU à 9 axes. Celui-ci sert à mesurer précisément les mouvements, la vitesse et l’orientation de la montre en temps réel. Elle intègre également un capteur de température, un capteur à effet Hall, un baromètre ainsi qu’un capteur électrocardiogramme.
La précision du GPS de la Huawei Watch D3
La Huawei Watch D3 dispose par ailleurs d’un GPS double bande, censé offrir un positionnement plus précis qu’un GPS à bande unique. Il est compatible avec le GPS américain et les autres grandes constellations satellitaires : GLONASS (Russie), Galileo (Europe), BeiDou (Chine) et QZSS (Japon). Évidemment, nous avons voulu vérifier sa fiabilité en comparant avec une Apple Watch Series 9.
En 2024, la Huawei Watch D2 souffrait d’un GPS qui n’était pas des plus convaincants.
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Cette année, la marque semble avoir fait de sérieux efforts, car la D3 affiche très peu d’écart de distance avec notre smartwatch de référence.
| Courses | Apple Watch Series 9 | Huawei Watch D3 | Écart |
|---|---|---|---|
| Parcours 1 (parc) | 6,56 km | 6,50 km | -0,91 % |
| Parcours 2 (parc) | 4,13 km | 4,11 km | -0,48 % |
| Parcours 3 (ville) | 3,58 km | 3,70 km | +3,35 % |
| Parcours 4 (ville) | 6,10 km | 6,13 km | +0,49 % |
| Total | 20,37 km | 20,44 km | +0,34 % |
En terrain dégagé comme en ville, elle s’en sort très bien.
Dans le premier cas, lors d’une sortie en terrain dégagé, notre exemplaire de test suit presque parfaitement le tracé de notre Apple Watch, les deux courbes se superposant même par endroits. La D3 conserve toutefois une légère tendance à sortir du chemin, en passant parfois davantage sur l’herbe que sur le chemin en béton, mais rien de rédhibitoire. Les deux appareils restent surtout très proches en termes de distance, puisque seulement 60 mètres séparent les deux parcours sur un total de 6,5 km. Lors d’une deuxième sortie, toujours en parc, le constat est encore bien meilleur. Sur une distance de 4,13 km, la montre Huawei avance 4,11 km, soit seulement 20 m d’écart.
En ville, la Huawei Watch D3 nous a également bluffés. Rappelons que les GPS ont généralement plus de mal en milieu urbain, les nombreux bâtiments et les rues étroites pouvant perturber la réception du signal. Mais là encore, la D3 ne perd pas pied et reste proche de notre modèle de référence. L’écart est toutefois un peu plus marqué sur une sortie de 3,58 km, la montre de test indiquant 3,70 km. La tocante chinoise a eu quelques difficultés à certains endroits, traversant virtuellement certains bâtiments et perdant brièvement le signal. Ce type de comportement reste néanmoins rare, puisque sur un autre trajet, toujours en ville, seuls 30 mètres séparaient les deux modèles sur une distance de presque 7 km.
La précision de la fréquence cardiaque de la Huawei Watch D3
Afin d’évaluer la fiabilité du suivi cardio de la Huawei Watch D3, nous avons évidemment porté la montre au poignet, ainsi que la ceinture pectorale Polar H10, qui nous sert ici de référence. Les deux appareils ont été lancés au même moment afin de pouvoir comparer leurs mesures sur l’ensemble de la séance. La première sortie a été réalisée à allure constante, un exercice généralement assez favorable aux capteurs optiques puisque la fréquence cardiaque évolue de manière progressive.
Pour aller plus loin
Montre de sport, ceinture cardio, brassard… comment mesurer précisément votre fréquence cardiaque durant le sport
Et le début de séance est loin d’être parfait. Pendant les 30 premières secondes, la Watch D3 reste notamment bloquée à 98 bpm alors que notre Polar H10 grimpe progressivement jusqu’à 137 bpm, soit un écart maximal de 39 bpm. La montre continue ensuite de sous-estimer notre fréquence cardiaque pendant plusieurs minutes avant de finalement se caler sur la ceinture pectorale. Sur l’ensemble de la séance, la Polar H10 relève ainsi une moyenne de 164 bpm, contre 161 bpm pour la Huawei Watch D3, soit environ 3 bpm d’écart. Les deux appareils enregistrent en revanche exactement le même pic à 177 bpm.

| Mesure FC | Mesure de référence | Xiaomi Smart Band 10 Pro | Écart | Écart moyen après 10 min |
|---|---|---|---|---|
| FC moyenne | 164 bpm | 161 bpm | – 1,83 % | – 0,38 % |
| FC max | 177 bpm | 177 bpm |
Passé environ cinq minutes, le suivi devient toutefois particulièrement convaincant. L’écart absolu moyen tombe à environ 1 bpm et plus de 95 % des relevés se situent à moins de 2 bpm de notre Polar H10. Même dans le pire des cas, l’écart ponctuel ne dépasse plus 4 bpm sur tout le reste de la séance.
Précisons également que les données enregistrées par la Watch D3 n’évoluent qu’environ toutes les cinq secondes, contre une mesure chaque seconde pour notre Polar H10. Une granularité moins fine qui peut logiquement pénaliser la montre lorsque la fréquence cardiaque évolue rapidement.
Pour mettre davantage le suivi cardio à l’épreuve, nous avons ensuite réalisé une seconde séance en fractionné, avec une succession d’accélérations et de phases de récupération. Un exercice nettement plus exigeant pour un capteur optique, puisque celui-ci doit cette fois suivre des variations rapides de la fréquence cardiaque. La granularité d’environ cinq secondes évoquée précédemment devient donc ici particulièrement importante.
Et là encore, la Huawei Watch D3 livre une très bonne prestation, malgré un nouveau décrochage en début de séance. Pendant les premières secondes, la montre reste à 92 bpm alors que notre Polar H10 commence déjà à suivre la montée de notre fréquence cardiaque. L’écart atteint jusqu’à 29 bpm à la 28e seconde, avant de progressivement se résorber.

| Mesure FC | Mesure de référence | Huawei Watch D3 | Écart | Écart moyen après 10 min |
|---|---|---|---|---|
| FC moyenne | 158 bpm | 156 bpm | -1,27 % | -0,55 % |
| FC max | 182 bpm | 181 bpm |
Une fois la mesure stabilisée, la situation change complètement. L’écart absolu moyen tombe à environ 1,6 bpm après la première minute, tandis que plus de 96 % des mesures restent à moins de 5 bpm de notre ceinture pectorale. Près de 89 % se situent même dans une marge de 3 bpm. La D3 parvient surtout à bien reproduire les différentes montées et descentes de fréquence cardiaque, même si sa fréquence d’enregistrement plus faible se traduit parfois par un léger retard apparent lors des variations les plus brutales.
Sur l’ensemble de la séance, la Polar H10 relève une fréquence cardiaque moyenne de 158 bpm, contre 156 bpm pour la Watch D3. Le pic est lui aussi quasiment identique, avec 182 bpm pour notre appareil de référence contre 181 bpm pour la montre de Huawei. Le suivi cardio se montre donc particulièrement convaincant, y compris lors d’un exercice exigeant comme le fractionné. Son principal défaut reste son temps de stabilisation en début de séance, auquel s’ajoute une granularité moins fine que celle de notre ceinture pectorale.
Les fonctions de sport et santé de la Huawei Watch D3
La Huawei Watch D3 intègre une panoplie de capteurs pour couvrir un bon nombre de facettes de votre santé. Premièrement, on profite d’un capteur optique PPG de fréquence cardiaque pour suivre vos battements de cœur au repos comme pendant vos séances sportives.
D’autre part, l’électrocardiogramme est également de la partie. Cette fonction de santé n’est pas disponible sur tous les modèles du marché et reste généralement réservée aux montres les plus haut de gamme. Le capteur est situé sur le bouton physique placé sous la couronne rotative et il suffit de poser son doigt dessus pour effectuer une mesure, qui dure 30 secondes. Rappelons que cet outil permet d’enregistrer l’activité électrique du cœur et notamment de détecter d’éventuels signes de fibrillation auriculaire.

L’appareil est aussi capable de mesurer la saturation en oxygène du sang (SpO2), qui correspond à la proportion d’hémoglobine transportant de l’oxygène. Une valeur comprise entre 95 et 100 % est généralement considérée comme normale au repos.

Le VO2 max est également de la partie. Il correspond à la quantité maximale d’oxygène que votre organisme est capable d’utiliser lors d’un effort intense. Plus cette valeur est élevée, meilleure est généralement votre capacité cardiovasculaire à l’effort.
À lire aussi :
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La montre propose une vingtaine de modes sportifs déjà chargés, auxquels s’ajoutent environ 80 autres que vous pouvez installer. Notez qu’aucun mode aquatique n’est proposé, de par sa conception qui n’est pas prévue pour supporter une immersion prolongée.

Détail important et très appréciable, certains modes sportifs, notamment ceux liés à la course à pied, proposent une séance d’échauffement avant de démarrer l’entraînement. En l’occurrence, avant chaque séance de course, nous avons eu droit à une session de six minutes comprenant des rotations d’épaules, des étirements dynamiques des fessiers, des jumping jacks ou encore des talons-fesses. C’est idéal pour préparer le corps à l’effort et réduire le risque de blessure, et surtout d’avoir un réel suivi de l’entraînement.
À côté, l’application « Statut d’entraînement », directement intégrée à la montre, permet d’obtenir depuis son poignet une vue d’ensemble de sa forme physique. Une fonction plutôt utile pour éviter d’en faire trop, puisqu’on y retrouve notamment un indice d’entraînement indiquant si votre corps est suffisamment reposé pour reprendre l’effort. Le taux de récupération, exprimé en pourcentage, est lui aussi affiché, tout comme le VO2 max.

L’appareil intègre évidemment un suivi du sommeil, plutôt pertinent et très clair à consulter directement sur la montre. Chaque matin, un rapport de la nuit passée est proposé et détaille les quatre phases du sommeil :
- sommeil profond ;
- sommeil léger ;
- sommeil paradoxal ;
- éveil.

Un score sur 100 est également attribué à chaque nuit. La tocante surveille aussi votre respiration afin de détecter d’éventuels signes pouvant évoquer une apnée du sommeil. Votre fréquence cardiaque moyenne est mesurée, tout comme la variabilité de la fréquence cardiaque, qui n’est toutefois relevée que pendant la nuit.
La fonction tensiomètre de la Huawei Watch D3
La fonction santé phare de la montre reste son véritable tensiomètre, avec une partie du bracelet qui se gonfle lors de la mesure. L’intérêt d’un tel dispositif est loin d’être anecdotique. En France, près d’un adulte sur trois souffre d’hypertension, soit environ 17 millions de personnes de plus de 18 ans. Pourtant, seuls 55 % des hypertendus connaissent leur diagnostic.
Précisons également que le tensiomètre de la Watch D3 est reconnu comme un dispositif médical de classe IIa. Il porte ainsi le marquage CE et répond au cadre réglementaire européen applicable aux dispositifs médicaux, avec une évaluation de conformité plus poussée que celle d’un simple appareil dédié au bien-être. Cette classification ne garantit toutefois pas une précision parfaite à chaque mesure.
En règle générale, la tension artérielle se mesure au bras, au niveau du biceps. Les tensiomètres au poignet présentent notamment un risque d’erreur de positionnement plus élevé. En automesure à domicile, une tension est considérée comme normale lorsqu’elle reste inférieure à 135/85 mmHg. Or, la Watch D3 effectue justement sa mesure au poignet. Forcément, nous avons voulu vérifier la fiabilité du système face à un véritable tensiomètre traditionnel.
| Mesures | Tensiomètre de référence | Huawei Watch D3 | Écart |
|---|---|---|---|
| Mesure 1 | 132/82 mmHG | 133/88 mmHG | +0,76 % / +7,32 % |
| Mesure 2 | 128/81 mmHG | 135/94 mmHG | +5,47 % / +16,05 % |
| Mesure 3 | 133/91 mmHG | 131/93 mmHG | −1,50 % / +2,20 % |
| Mesure 4 | 125/73 mmHG | 127/81 mmHG | +1,60 % / +10,96 % |
| Mesure 5 | 127/77 mmHG | 129/80 mmHG | +1,57 % / +3,90 % |
| Mesure 6 | 128/80 mmHG | 128/89 mmHG | 0 % / +11,25 % |
| Mesure 7 | 143/91 mmHG | 135/90 mmHG | -5,59 % / -1,10 % |
| Mesure 8 | 126/79 mmHG | 128/89 mmHG | +1,59 % / +12,66 % |
| Mesure 9 | 126/77 mmHG | 125/86 mmHG | -0,79 % / +11,69 % |
Dans l’ensemble, la précision du tensiomètre de la montre est correcte concernant la pression systolique, mais on observe une tendance quasi systématique à surestimer la pression diastolique. Pris isolément, les écarts restent relativement contenus, mais ils deviennent plus gênants lorsqu’on enchaîne plusieurs mesures dans le cadre de la surveillance d’une éventuelle hypertension. Quelques mmHg supplémentaires peuvent en effet modifier sensiblement l’interprétation des résultats. Par conséquent, nous vous recommandons de conserver un tensiomètre conventionnel à portée de main. Le brassard intégré à la montre reste surtout utile pour obtenir une tendance au quotidien.

La montre peut également évaluer la rigidité artérielle à partir de la vitesse de propagation de l’onde de pouls. Plus celle-ci se déplace rapidement dans les artères, plus elles sont considérées comme rigides. Cette mesure permet ainsi d’obtenir un indicateur supplémentaire de la santé cardiovasculaire.
Enfin, l’application Huawei Santé permet d’obtenir davantage de détails sur les différentes données liées à votre santé. La rubrique Sommeil peut par exemple afficher votre ratio de sommeil profond (la phase la plus réparatrice) au cours des sept derniers jours. Celui-ci représente généralement entre 15 et 25 % du temps de sommeil total. De plus, vous pouvez consulter en détail votre temps de sommeil pour n’importe quelle journée passée, qu’elle remonte à trois jours ou à six mois.

Vous avez également accès à l’historique de vos exercices. Mais, là encore, l’ergonomie de l’application fait défaut, puisqu’il ne faut pas se rendre dans la rubrique Exercice pour les consulter, mais dans Santé, puis Historique d’exercices. Une organisation qui manque clairement de logique. Au moins, l’application prend en charge la synchronisation avec Strava, qui peut parfois prendre un peu de temps, mais nous avons toujours fini par retrouver l’ensemble de nos séances sur notre profil, qu’il s’agisse de marche ou de course à pied.
Huawei Watch D3Un peu plus de 4 jours d’endurance
Huawei a installé une batterie d’une capacité de 540 mAh. Le constructeur annonce une autonomie de six jours en usage typique, et d’une seule journée avec la fonction MAPA (mesure ambulatoire de la pression artérielle) activée. Cette dernière est particulièrement énergivore, puisqu’elle suit la tension artérielle sur 24 heures, avec des mesures effectuées à intervalles réguliers. Le bracelet gonflable se déclenchant de très nombreuses fois au cours de la journée, la consommation est logiquement bien plus importante qu’avec des suivis de santé plus classiques.

Pour notre protocole de test, nous avons toutefois fait l’impasse sur la MAPA, tout en activant l’ensemble des fonctions les plus énergivores, avec TruSleep, le suivi continu de la fréquence cardiaque, du stress, de l’oxygène sanguin et de la température cutanée. À cela se sont ajoutées des mesures ponctuelles par ECG et de la pression artérielle, afin de simuler une utilisation complète de la montre au quotidien. Quatre séances de sport se sont également greffées à notre protocole, avec deux sessions de marche et deux sorties de course à pied, avec suivi GPS et de la fréquence cardiaque. La montre a tenu 4 jours et 9 heures, soit un peu moins que les six jours promis par la marque. Cela reste un score correct, surtout au regard de certaines montres sous Wear OS, comme la récente Pixel Watch 5, qui tient moins de 50 heures sur une seule charge. On aurait toutefois apprécié un peu plus d’endurance. Côté recharge, il ne faut que 1 h 25 à la Huawei Watch D3 pour passer de 0 à 100 % avec son chargeur à induction propriétaire.
Huawei Watch D3Pas de Wi-Fi ni d’eSIM, mais l’essentiel est là
La Huawei Watch D3 intègre du Bluetooth 6.0. Cette norme permet notamment, en théorie, d’améliorer l’efficacité énergétique de l’appareil ainsi que la fiabilité des connexions. Puisque la tocante est équipée d’un haut-parleur et d’un microphone, il est également possible de passer des appels directement depuis son poignet. Dans l’ensemble, la voix de l’interlocuteur est parfaitement audible et notre correspondant nous entend correctement. Il est donc tout à fait possible de mener une conversation exclusivement depuis la montre. En revanche, la Watch D3 ne propose pas de clavier virtuel. Il n’est donc pas possible de rédiger librement des messages depuis la smartwatch.

La montre ne prend par ailleurs pas en charge le Wi-Fi, qui aurait notamment permis de maintenir certaines fonctions connectées sans liaison Bluetooth directe avec le smartphone. Elle ne dispose pas non plus de compatibilité eSIM et reste donc dépendante du téléphone pour les appels et l’accès au réseau. La puce NFC est cependant bien de la partie pour le paiement sans contact, à condition de passer par l’application Curve Pay.
Enfin, rappelons que le GPS intégré est compatible avec les principales constellations satellitaires, à savoir Galileo, GLONASS, BeiDou, QZSS et, bien évidemment, le GPS américain.
Huawei Watch D3Prix et date de sortie
La Huawei Watch D3 est disponible depuis le 29 septembre en France prix de 449 euros, soit le même tarif que sa devancière. Elle se décline en trois coloris : noir, blanc, et or Mocha.
Produits alternatifs
Huawei Watch D3
Notre avis sur Le
Huawei Watch D3
Design
7
La qualité de fabrication est vraiment excellente. Plus fine que la Watch D2 et toujours aussi bien finie, la Watch D3 ne fait pas tache au poignet et conserve une vraie allure de montre premium. Le bracelet en cuir composite se montre par ailleurs agréable à porter, tandis que la couronne rotative est particulièrement plaisante à utiliser. Son gabarit reste toutefois imposant et la destine difficilement aux petits poignets. On aurait également apprécié un bracelet plus simple à ajuster, puisqu’il faut systématiquement retirer la montre pour modifier son serrage et espérer trouver le bon réglage. Enfin, son étanchéité limitée, sans certification ATM et avec une utilisation déconseillée pour la natation, reste difficile à pardonner sur une montre vendue à ce prix.
Écran / affichage
9
L’écran AMOLED de 1,92 pouce est l’un des vrais points forts de la Watch D3. La définition de 408 x 480 pixels, soit 328 ppp, assure un affichage suffisamment fin, tandis que la forte luminosité permet de consulter facilement les informations en extérieur, même en pleine journée. Le capteur de luminosité automatique se montre par ailleurs réactif et nous n’avons jamais eu besoin de reprendre la main manuellement. Le mode always-on est également appréciable pour éviter d’avoir un simple écran noir au poignet. Seule petite frustration, Huawei continue de réserver une bonne partie de ses cadrans les plus intéressants à des modèles payants.
Logiciel
8
C'est un vrai plaisir d'utiliser HarmonyOS sur la smartwatch. L'expérience est fluide, réactive, et les principales fonctions s'avèrent aisément trouvables. La couronne rotative offre un vrai plaisir de navigation pour faire défiler les menus, et le bouton physique situé en dessous permet de programmer un raccourci à la volée. Dommage toutefois que cette partie soit plombée par une application encore trop fouillis à notre goût, avec des menus et des sous-menus mal pensés.
Autonomie
8
L’autonomie est bonne dans l’absolu, même si nous nous attendions à mieux compte tenu du gabarit de la montre. Un peu plus de quatre jours, c’est nettement supérieur à ce que proposent la plupart des modèles sous Wear OS ou watchOS, mais encore loin de certaines concurrentes comme l’Amazfit Balance Ultra, capable de tenir une dizaine de jours. Heureusement, la recharge se montre rapide, puisqu’il faut moins de 1 h 30 pour passer de 0 à 100 %.
Sport et santé
10
Difficile de faire beaucoup plus complet en matière de suivi de la santé et du sport. La Huawei Watch D3 embarque toute une panoplie de mesures, avec le traditionnel suivi de la fréquence cardiaque, globalement fiable, le sommeil, l’analyse des arythmies, la SpO₂, l’ECG ou encore la rigidité artérielle. Mais son principal atout reste évidemment son véritable tensiomètre au poignet, avec un brassard gonflable intégré au bracelet. La géolocalisation s’est montrée particulièrement précise durant nos sorties, aussi bien en terrain dégagé qu’en ville.
Note finale du test
8 /10
La Huawei Watch D3 propose une énorme palette de métriques de santé pour vous accompagner au quotidien, tandis que sa qualité de fabrication lui permet de se faire discrète au poignet sans faire tache. Sa facilité d’utilisation et la bonne interface d’HarmonyOS rendent l’expérience intuitive et très agréable. D’autre part, elle profite d’un bon suivi cardio, d’un GPS fiable et d’une autonomie correcte, même si nous en attendions un peu plus de ce point de vue.
Quelques fausses notes viennent toutefois ternir le tableau, comme son bracelet peu ergonomique, la fiabilité plus relative du tensiomètre sur la pression diastolique ou encore l’application Huawei Santé, toujours un peu trop fouillie. L’absence de certification ATM constitue également l’un de ses principaux défauts, puisqu’elle exclut toute véritable utilisation dans l’eau. Malgré ces quelques limites, la Huawei Watch D3 reste une réussite et bénéficie en plus d’une véritable cure d’amincissement par rapport à sa devancière, à condition de la considérer davantage comme une montre orientée vers le suivi de la santé que comme une véritable montre sportive.
Points positifs du Huawei Watch D3
-
Excellente qualité de fabrication
-
Écran très lumineux
-
HarmonyOS agréable à utiliser
-
Panoplie ultra complète de métriques santé
-
Tensiomètre relativement fiable
-
Suivi cardio globalement fiable
-
Autonomie correcte
Points négatifs du Huawei Watch D3
-
Bracelet peu ergonomique
-
Application Huawei Santé encore perfectible
-
Trop de cadrans payants
-
Pas conçue pour une utilisation aquatique