Jean Imbert accusé de violences conjugales : transféré au tribunal de Paris, le chef cuisinier va être présenté à un juge d’instruction
l'essentiel Après 36 heures de garde à vue, le chef cuisinier Jean Imbert est présenté ce mercredi à un juge du tribunal de Paris en vue d'une possible mise en examen. Visé par au moins trois plaintes de ses ex-compagnes pour violences conjugales, l'ancien vainqueur de "Top Chef" conteste l'intégralité des faits.
Visé par des accusations de violences conjugales émanant d'anciennes compagnes, Jean Imbert a vu sa garde à vue prendre fin ce mardi soir après 36 heures d'audition. Selon les informations de BFMTV confirmées par Le Figaro, l'ancien vainqueur de Top Chef a été transféré au tribunal de Paris, avant sa présentation ce mercredi 5 août, devant un juge en vue d'une possible mise en examen.
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Le "cuisinier des stars" Jean Imbert, accusé de violences conjugales par plusieurs ex-compagnes, était "entendu" depuis lundi matin par la police. Cette figure de la gastronomie française a été placée en garde à vue à Paris, faisant l'objet de trois plaintes d'ex-compagnes pour violences conjugales. L'une a été déposée il y a un an par l'ancienne comédienne Lila Salet, et une autre par l'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld. Lundi, le chef de 45 ans "s'est rendu à son audition avec de nombreux documents, pièces, autant d'éléments matériels solides qui étayent sa version des faits. L'ancien gagnant de Top Chef, qui s'est élevé jusqu'aux fourneaux du Plaza Athénée à Paris et du Martinez de Cannes, où il a remporté une étoile Michelin, a fait l'objet de plusieurs témoignages d'ex-compagnes, dénonçant des violences conjugales. Il les conteste.
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Une enquête a été ouverte au parquet de Paris pour violences par conjoint ou concubin, et confiée au commissariat du XVIe arrondissement, avait indiqué au printemps le ministère public, se refusant alors à communiquer "le nombre et l'identité" des plaignantes, "tant pour le respect de leur intimité que pour préserver les chances de prospérer de l'enquête". Dans sa plainte pour violences sur conjoint et séquestration, Lila Salet, 35 ans, cite des faits remontant à 2012-2013. À l'époque, les avocates de Jean Imbert évoquaient des "faits prescrits (pour lesquels) aucune enquête ne devrait pouvoir être ouverte".
Une "emprise"
Lila Salet faisait état de gifles récurrentes, "toujours dans un cadre intime, donc sans témoins". Elle dénonce une "emprise" : "Tous les matins, je devais me lever en même temps que lui et je devais l'écouter parler de lui dans sa baignoire [...] Il ne supportait pas que j'aille seule ailleurs", décrit-elle. Lila Salet dénonce aussi une séquestration "pendant plusieurs heures" dans un hôtel, lors d'un week-end du couple à Florence, à cause d'un SMS qu'elle aurait reçu d'un ami. "Il m'a frappée plusieurs fois au visage et versé du champagne dans les yeux [...] Il n'a plus voulu que je sorte de ma chambre d'hôtel".
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Les avocates du cuisinier avaient réfuté toute "séquestration" pendant ce week-end italien. Elles mettaient en avant des publications de Lila Salet sur les réseaux sociaux qui "contredisent objectivement le récit proposé douze ans et demi plus tard par la plaignante". Lila Salet, elle, affirme que la séquestration a eu lieu après la publication de ces messages sur Instagram. À la fin de leur relation, en 2013, Lila Salet avait déposé plainte, avant de la retirer. Une publication sur Instagram de l'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld l'avait décidée à retourner voir les policiers. Cette dernière a indiqué en mars à Complément d'Enquête avoir déposé plainte à son tour, pour des violences survenues au cours de leur relation entre 2012 et 2014.