JO 2030. De nouvelles tensions au sein du comité d’organisation : Edgar Grospiron plus que jamais menacé

JO 2030. De nouvelles tensions au sein du comité d’organisation : Edgar Grospiron plus que jamais menacé

Briefing auprès des médias, conférence de presse organisée, lieu soigneusement choisi… tout avait été bien calé pour donner, dès la rentrée, une dynamique aux Alpes 2030. Un nouveau partenaire des prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver devait être annoncé ce mercredi 10 septembre à Lyon. Mais, de peur de brouiller le message, ce temps forts a été reporté sine die. D’autres rendez-vous prévus par le Cojop ont été aussi annulés.

Car, le lendemain, est prévu un bureau exécutif du comité d’organisation avec un ordre de jour qui cristallise des tensions assez fortes. En cause, deux nominations stratégiques mais pas que. La présidence d’Edgar Grospiron est de plus en plus remise en cause par certaines parties prenantes. Cette défiance a été exacerbée par le dernier bureau exécutif, le 23 juillet, où Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, avait claqué la porte, critiquant avant tout la méthode.

Autre signe qui ne trompe pas : le champion olympique de ski de bosses de 1992 devait participer à une table ronde, lundi 7 septembre à Aix-les-Bains en Savoie, mais il a été remplacé, au dernier moment, par Damien Robert, directeur général exécutif de la Solideo, établissement public en charge des ouvrages pérennes.

Des tensions loin d'être apaisées

Le comité d’organisation est englué dans une crise de gouvernance depuis plus de six mois avec une cascade de départs de cadres, dont celui de Cyril Linette, directeur général. Chacun pouvait penser que cette crise allait être surmontée grâce à l’intérim assuré par le préfet honoraire Michel Cadot, les préconisations pour réformer la gouvernance et la nomination du préfet Vincent Roberti comme nouveau directeur général.

Mais les tensions sont loin d’être apaisées, bien au contraire, alors que des échéances importantes, comme la venue du Comité international olympique (CIO) la semaine prochaine au pôle glace Lyon, arrivent. Le CIO a d’ailleurs envoyé une lettre, cet été, aux parties prenantes pour demander à travailler en bonne intelligence. Encore faut-il que les décideurs des Alpes 2030 puissent arriver à se mettre d’accord sur la bonne marche à suivre.