Jully-lès-Buxy. Depuis 80 ans, les Petits Frères des pauvres offrent plus que des vacances
À l’occasion de ses 80 ans, l’association des Petits Frères des pauvres a fait étape au château de Jully-lès-Buxy, qui fait partie des établissement de vacances de l’organisation. Un lieu emblématique qui accueille des personnes âgées en situation d’isolement ou de précarité, avec une ambition inchangée depuis 1946 : permettre à chacun de partir en vacances.
Lou-Ann Coulanjon -
Aujourd’hui à 07:00
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Pour souffler ses 80 bougies, l’association des Petits Frères des pauvres a choisi de mettre à l’honneur l’une de ses premières actions : offrir des séjours aux personnes isolées. Jully-lès-Buxy faisait ainsi partie des étapes du tour du France organisé à travers les différents établissements de l’association.
L’occasion de rappeler que ces maisons de vacances, surnommées autrefois les châteaux du bonheur par le fondateur Armand Marquiset, sont nées d’un don familial et permettent aujourd’hui d’offrir des séjours à moindre coût aux personnes âgées en situation d’isolement ou de précarité.
Le château de Jully complet jusqu’en décembre
« Le droit aux vacances pour tous n’est pas qu’un slogan, c’est une réalité », rappelle Luc Bougeot, directeur adjoint de l’association. Une philosophie héritée du fondateur des Petits Frères des pauvres. Aujourd’hui, pas moins de 30 maisons de vacances perpétuent cette mission partout en France. En 2025, elles ont accueilli près de 2 500 personnes, un chiffre en constante augmentation qui témoigne de besoins toujours plus importants. À Jully-lès-Buxy, cette dynamique se confirme. « Nous sommes complets jusqu’au mois de décembre », souligne Myriam Legros, directrice du château. L’établissement accueille les personnes âgées non seulement pour leur offrir des vacances, mais aussi pour des moments de répit à leurs aidants personnels.
Rompre la solitude le temps d’un séjour
Ici, les journées s’écoulent au rythme des activités, des repas partagés et des discussions. Lecture, gymnastique douce, jeux de société ou encore moments de détente permettent aux vacanciers de souffler quelques jours dans un cadre verdoyant. Pour beaucoup, ces séjours représentent bien davantage que des vacances. Ils sont une occasion de recréer du lien social et de sortir d’un quotidien parfois marqué par l’isolement. « Ça m’aide à sortir de chez moi. Je ne suis jamais déçue. En plus je vois du monde, ça brise l’isolement. Le moment que je préfère, c’est quand la coiffeuse est là », confie Yvette, vacancière et fidèle aux Petits Frères des pauvres depuis trois ans. Chaque année, elle retrouve avec plaisir cette parenthèse où les rencontres comptent autant que les activités proposées.
80 ans après sa création, l’association poursuit ainsi la même ambition : offrir quelques jours de répit à celles et ceux qui en ont le plus besoin, mais surtout lutter contre l’isolement en recréant du lien humain.