L'ère Gérard Lopez terminée, Sparta prend les commandes : Les Girondins de Bordeaux sont vendus mais pas encore sauvés
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Bordeaux

Si la cession des titres de Gérard Lopez au fonds d'investissement britannique Sparta Capital peut éviter la liquidation judiciaire, la survie du club bordelais n'est pas encore garantie pour autant.
Bernard Lions, Laurent Crocis publié le 31 juillet 2026 à 23h42
L'ère de Gérard Lopez en Gironde s'est refermée sans un claquement de porte, vendredi matin. L'homme d'affaires hispano-luxembourgeois est parti par la petite, en cédant sur la pointe des pieds les Girondins de Bordeaux à Sparta Capital, fonds d'investissement britannique fondé en 2021. Après avoir expédié le club bordelais de la Ligue 1 à la D4 en trois ans puis décidé de ne plus remettre au pot, conduisant à l'exclusion des Championnats nationaux le 30 juin, son désormais ex-propriétaire-président s'était résolu le 15 juillet devant la commission d'appel de la DNCG à céder ses titres pour un euro symbolique.
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Sparta Capital, candidat déclaré à la reprise, s'était alors lancé dans une course contre la montre afin de réunir les 10,5 millions d'euros nécessaires pour financer la saison 2026-2027 et régler les arriérés du précédent exercice et les échéances liées au plan de continuation. Une course dont le fonds semble avoir franchi la ligne d'arrivée in extremis. Car, après le recours déposé par le club le lundi 27 juillet devant le CNOSF pour être réintégré en National 1 (ex-N2), ce vendredi 31 juillet était la date limite pour apporter des preuves de fonds devant l'instance. L'argent serait arrivé dans la journée sur un compte séquestre.
Sparta Capital seulement de passage ?
Ce vendredi matin, une lettre d'intention a été signée par les deux parties. Sparta, comme l'indique Sud Ouest, n'aurait été qu'un relais pour attirer des investisseurs. Ils seraient au nombre de trois. L'un d'eux, selon le quotidien régional serait James Bord, 45 ans, entrepreneur britannique, actionnaire minoritaire du club de Cordoue (D2 espagnole). À ses côtés, Dominique Delport, ancien rédacteur en chef de M6, membre du conseil de surveillance de Vivendi et proche de Vincent Bolloré. Ce dernier a annoncé sur X ce vendredi soir qu'il prenait la présidence des Girondins et confirmé par la même occasion le rôle clé joué par James Bord, nouveau propriétaire.
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Cet accord stipule le renoncement de Gérard Lopez à ses créances, environ 4 millions d'euros, au titre du compte courant d'actionnaire, mais aussi à sa clause de retour à meilleure fortune, dont la fourchette haute s'élève à 12 millions d'euros, si les Marine et Blanc retrouvaient la Ligue 2 dans les huit premières années d'exécution du plan de continuation. Cette passation de pouvoir en guise de survie demeure toutefois soumise à une condition suspensive : l'accord entre les deux parties serait caduc si les Girondins n'étaient pas réintégrés au quatrième échelon. Si tel était le cas, le club six fois champion de France évoluerait la saison prochaine en Régional 1, le sixième échelon national.
Une situation qui constituerait, pour le commissaire à l'exécution du plan, Franck Michel, un changement majeur sur le plan économique et financier, l'incitant à formuler une requête en résolution du plan auprès du tribunal de commerce. Le premier pas vers une liquidation judiciaire de la SA, ce qui placerait l'association en première ligne avec le spectre du règlement de 4,5 millions d'euros de transferts internationaux et 500 000 euros d'indemnités de formation.
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