L'OM mal payé, Rennes s'en sort bien

L'OM mal payé, Rennes s'en sort bien

Charles Bourgoin Mis à jour le 15/10/2026 23h22

Marseille(2)

L'Olympique de Marseille et le Stade Rennais ont connu des fortunes diverses contre les clubs grecs, ce jeudi soir, en Ligue Europa.

C’est un drôle de paradoxe qui pourrait se reproduire cette saison à l’Olympique de Marseille : le club phocéen ne gagne pas forcément les matchs qu’il mérite le plus. Dimanche, à Troyes, les hommes de Bruno Genesio avaient proposé un contenu très quelconque pour stopper l’hémorragie en Ligue 1 et signer une précieuse victoire – la seule depuis deux mois (2-0). Ce jeudi, au Vélodrome face à l’Olympiakos en Ligue Europa, ils ont rendu une copie beaucoup plus enthousiasmante, mais il n’y a rien eu au bout.

Parce que l’Olympiakos n’est pas l’ESTAC, déjà. Mais aussi parce que le foot reste une histoire de réalisme dans les deux surfaces, et à qu’à ce titre, le manque de qualité dans ces zones clés peut s’avérer fatal. Les Marseillais en ont encore la triste démonstration dans un match qu’ils ont parfois dominé, sans jamais être récompensés.

Au cours d’un premier acte où l’OM aurait clairement pu passer devant avec un peu plus de réussite, notamment pour Abdallah ou encore Angel Gomes, ce sont bien les visiteurs qui ont douché le Vélodrome lorsque Hezze a devancé Aguerd dans les airs pour placer un coup de casque victorieux avant la mi-temps (0-1, 22e). Les Marseillais n’ont pas trouvé les ressources pour refaire surface. La seconde période a été intéressante également et Weah aurait pu égaliser, mais ce réalisme a fui les Marseillais jusqu’au coup de sifflet final. Avec un compteur toujours bloqué à zéro, l’OM pointe à la 31e place dans cette phase de Ligue.

Rennes assure l’essentiel

De son côté, le Stade Rennais peut bomber le torse. Treizième ce jeudi soir, le club breton a fait le job en tenant son rang contre un autre club grec, l’OFI Crète – de l’île du même nom (2-1). Dominateurs dans la tenue du ballon, les hommes de Franck Haise sont pourtant tombés contre une équipe qui leur a donné du fil à retordre.

Fountas a mis les visiteurs devant au tableau d’affichage très tôt, contre le cours du jeu (0-1, 10e), et Rennes a dû courir après le score. Il a fallu attendre le dernier quart d’heure pour que tout s’embrase. Nagida a égalisé et relancé l’espoir (1-1 , 77e) avant qu’Aït-Boudlal ne libère tout un stade d’une reprise parfaite sur le gong (2-1, 90e). Du travail bien fait même si ces Rennais restent encore très perfectibles.