L’ordinateur, soi-disant vidé de ses fichiers, cachait des milliers d’images pédopornographiques : un ancien maire mis en examen et écroué

L’ordinateur, soi-disant vidé de ses fichiers, cachait des milliers d’images pédopornographiques : un ancien maire mis en examen et écroué

Franck Gaultier, qui a dirigé la commune de Saint-Martin-d’Ecublei (Orne) jusqu’à sa défaite aux municipales de 2026, a été placé en détention provisoire samedi 11 juillet, à l’issue de sa garde à vue, selon les informations de Ouest France, confirmées par 20 Minutes. Une information judiciaire a été ouverte et il a été mis en examen pour détention présumée d’images à caractère pédopornographique.

Des fichiers découverts après son départ de la mairie, selon Ouest France, l’affaire remonte à la passation de pouvoir avec la nouvelle équipe municipale. En quittant ses fonctions, l’ex-édile aurait restitué un ordinateur communal dont les fichiers avaient été effacés. La nouvelle municipalité aurait alors sollicité un prestataire informatique privé pour tenter de récupérer les données. C’est en menant ce travail de restauration que des images et vidéos à caractère pédopornographique auraient été mises au jour, toujours selon le quotidien régional.

La gendarmerie, alertée, a interpellé l’ancien maire, devenu depuis conseiller municipal d’opposition. Sa garde à vue a débuté le jeudi 9 juillet. D’après les informations recueillies par Ouest France, plusieurs milliers d’images seraient encore en cours d’expertise. La gravité des faits reprochés a conduit la justice à ordonner son incarcération.
Le parquet n’a pour l’heure pas souhaité communiquer sur ce dossier, dont l’instruction se poursuit. Le mis en examen bénéficie de la présomption d’innocence. Selon nos confrères, un conseil municipal extraordinaire était prévu ce lundi à 18h30, afin que les élus se prononcent sur une éventuelle constitution de partie civile de la commune, ce qui lui permettrait d’accéder au dossier.

Une commune déjà marquée par de vives tensions

Cette mise en examen survient dans un climat politique déjà très dégradé dans ce village de 625 habitants, rappelle Ouest France. Les municipales avaient donné lieu à une triangulaire opposant le maire sortant, sa première adjointe Nicole Mougel en délicatesse avec lui et le conseiller municipal Mickaël Hérault, dont le nom avait été tagué près d’une croix gammée sur une route de la commune pendant la campagne.

Battu de sept voix seulement, Franck Gaultier avait, avec ses colistiers, saisi le tribunal administratif de Caen dès la semaine suivant le scrutin pour contester l’élection de Mickaël Hérault. Ce recours a été rejeté le 1er juin 2026. L’opposition a depuis porté l’affaire devant le Conseil d’État, où la procédure est toujours pendante.