La jeunesse peut-elle constituer un frein pour le Sporting d'Anderlecht de Vitor Bruno ? "Ce n'est pas encore le moment de lutter pour le championnat"
C'est une phrase lancée de manière anodine en apparence mais qui avait peut-être pour objectif d'arriver aux oreilles d'Antoine Sibierski.
Quand l'on a demandé à Vitor Bruno si Anderlecht était favori pour la manche retour face à Hammarby, le Lusitanien a d'abord évoqué l'avantage du rythme, acquis aux Scandinaves qui se trouvent en plein championnat, puis a invoqué la jeunesse, toujours aussi défavorable aux siens.
Avant le retour face à Hammarby, Vitor Bruno ne veut pas endosser le costume de favori : "Comment l'être face à une équipe qui a déjà joué 16 matchs""Contrairement à nous, ils ne comptent pas 14 joueurs de champs de moins de 23 ans", a-t-il lâché avant de poursuivre sa plaidoirie quand un confrère a invoqué l'expérience d'Adriano Bertaccini, pas vraiment dans les petits papiers du nouveau T1, ou celle de Stroeykens.
Les cadres sont (aussi) jeunes
"Mario ? Regardez son âge, il n'a que 21 ans. Cvetković en a 19. Ils ont déjà joué des matchs, bien sûr, mais ils restent très jeunes."
guillementCe n'est pas encore le moment de lutter pour le championnat. Notre long terme, c'est demain.
Un constat qui s'appliquait également à Marco Kana, présent à ses côtés en conférence de presse. On a l'impression que le défenseur central est un vieux briscard, après avoir débuté tôt en août 2019 sous Vincent Kompany, mais il soufflera le 8 août prochain seulement ses 24 bougies.
Comment gérer cela ? "Je sais qu'ils sont talentueux. Leur potentiel est immense et le talent est là, mais ils peuvent encore faire plus."
Avec un noyau aussi juvénile, Bruno ne se projette que sur les échéances à court terme, ce qui lui a provoqué un rictus quand un autre confrère lui a demandé s'il luttait pour le titre.
Yari Verschaeren, Ryotaro Ito, Mats Rits, Gyrano Kerk ou Alexandro Calut : ils sont sans contrat et dans l'attente"Kenneth (Bornauw) l'a très bien résumé. Il a dit vouloir jouer le titre dans deux ans. Cela signifie qu'il sait parfaitement que ce n'est pas encore le moment de lutter pour le championnat. Dans dix mois, nous parlerons peut-être d'autre chose. Mais je refuse de regarder aussi loin. Notre long terme, c'est demain."
De quoi résumer parfaitement qu'au Lotto Park, on se focalise uniquement sur une chose : la qualification au troisième tour préliminaire d'Europa League.
Qui sont Onia Seke, Nga Kana, Ojea et Kalonji, les quatre jeunes qui montent sous la houlette de Vitor Bruno à Anderlecht ?Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.