"La médaille d’or, je ne sais même pas où elle est !" Quand Léon Marchand perd sa breloque, une anecdote savoureuse qui en dit long sur le rapport du Toulousain à ses sacres aux JO de Paris

"La médaille d’or, je ne sais même pas où elle est !" Quand Léon Marchand perd sa breloque, une anecdote savoureuse qui en dit long sur le rapport du Toulousain à ses sacres aux JO de Paris

l'essentiel Léon Marchand est un nageur et un athlète pas tout à fait comme les autres. Intronisé "visage des Jeux olympiques de Paris 2024", la légende toulousaine a remporté quatre titres olympiques à 22 ans seulement. S’il avait toute la maturité pour s’imposer, il n’en restait pas moins un jeune homme un peu négligent, au point de ne pas faire très attention à ses précieuses médailles d’or. Dans un documentaire sorti ce vendredi 10 juillet, il raconte une anecdote lourde de sens sur son rapport à ses accomplissements.

Léon Marchand, nageur toulousain quadruple champion olympique, se fait traditionnellement discret dans les médias. Pourtant, il s'est livré comme rarement dans un documentaire intitulé "Léon, au-delà de l'or" coréalisé par son père Xavier et sorti ce vendredi 10 juillet sur les plateformes de France Télévisions. Il révèle notamment comment, un jour après l'avoir décroché, il a failli perdre l'une de ses quatre médailles d'or par négligence.

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"J'ai failli en perdre une", révèle le protégé de Bob Bowman, mythique entraîneur de Michael Phelps. "C'était le lendemain des Jeux. Journée Club France. J'ai fait quatre heures d'interview, et il y a un gars qui nous a ramenés en voiture de golf. Sauf que j'avais la médaille dans la poche. On s'est retrouvés dans le taxi, et je suis là : "Puta*in, mais la médaille !" Le gars de la voiture de golf a halluciné. Il a gardé la médaille, il nous l'a ramenée", détaille le multiple recordman du monde, confirmé dans ses dires par son père.

"Ça n'a jamais été important. Je n'ai jamais gardé les trophées. La médaille d'or, je ne sais même pas où elle est", dévoile-t-il, le plus naturellement du monde. Ce qui le motive, il l'assure : "ce n'est pas le goût de l'or, c'est le goût du voyage, de l'aventure, tout ce concept d'aller quelque part sans savoir où l'on va". Il va jusqu'à conclure : "Non, le goût de l'or, ça ne vaut pas le coup !" Pourtant, comme il le souligne, il peut "en parler du goût de l'or". Derrière cette motivation, qui n'est pas sans faille, ce n'est donc pas tellement la réussite qui stimule Léon Marchand, mais plutôt le défi qu'elle représente. Derrière cette anecdote racontée au détour d'une conversation, on comprend mieux la mentalité qui habite cette légende de la natation, qui a réalisé un rêve si tôt dans sa carrière et si jeune dans sa vie.