La mobilisation du terrain ne faiblit pas: "Il y a d'autres réformes dans les cartons", dont Mars Attacks ne veut pas

La mobilisation du terrain ne faiblit pas: "Il y a d'autres réformes dans les cartons", dont Mars Attacks ne veut pas

Né d'une volonté de s'opposer à ce qu'ils considèrent comme une attaque envers un enseignement de qualité pour tous, le collectif Mars Attacks est toujours là cinq mois plus tard.

"On ne s'y attendait pas, on aurait voulu que le Décret-programme 2 ne passe pas. Si on est toujours là, c'est qu'on n'y est pas arrivé mais en même temps ce n'est pas un échec car il s'est passé quelque chose : ce mouvement a permis de rassembler les profs", commente Sébastien Demarche, enseignant et représentant du collectif. "On continue à se battre parce qu'on sait qu'il y a d'autres réformes dans les cartons de la ministre dont on ne veut pas comme le CDIe ou le projet qui va couper l'horaire des enseignants entre deux voire trois écoles. On pense toujours qu'on va moderniser et nous rendre plus flexibles mais c'est un manque de connaissance du terrain. On sera toujours là en vigilance pour protéger notre profession, l'enseignement et les élèves."

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Le samedi 22 août, Mars Attacks organise une Université d'été à Namur avec différents acteurs de l'enseignement comme intervenants (syndicats, Ligue des Familles, Parents Attacks, etc.) pour faire le point et organiser la suite de la mobilisation. "La première semaine de la rentrée sera probablement un peu calme avec des assemblées générales dans toutes les écoles. Ce sera l'occasion d'évaluer la casse au niveau de la perte d'emploi et de voir comment les directions ont organisé la rentrée", poursuit Sébastien Demarche qui précise qu'une AG est prévue le 1er septembre. "Beaucoup sont déjà réveillés et on attend aussi de voir ce que va donner le recours déposé au Conseil constitutionnel contre le DP2."

Les "économies" prévues dans le DP2 via notamment l'augmentation de la charge horaire des professeurs du secondaire supérieur se font déjà sentir. "La rentrée a un goût particulier parce que beaucoup de collègues ne seront plus là. Une collègue qui perdait toutes ses heures a retrouvé un boulot de prof… au Maroc ! Un prof de géographie et un autre d'art qui font partie de la coordination de Mars Attacks n'ont plus rien non plus", déplore Sébastien Demarche qui craint surtout le mois de janvier quand les mesures de protections prendront fin. "L'image qu'on a donnée du métier est tellement peu attractive que ça va avoir un impact sur la pénurie dans les années à venir."

Du côté du collectif Parents Attacks aussi, la mobilisation reste présente. "Il y a pas mal de gens qui sont très motivés à reprendre. La lutte est là et elle est là pour durer", indique Selim du Parents Attacks. "On reste totalement mobilisé derrière les professeurs et les élèves. Les retours qu'on a des directions indiquent d'une catastrophe se prépare avec des drames humains et c'est très inquiétant."

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