La pluie pourrait aider les pompiers dans leur combat contre l’incendie des Hautes Fagnes mais un autre élément risque de leur « compliquer le travail »
Publié le 17 août à 07h29
Ajoutez-nous à vos favoris Google La pluie pourrait aider les pompiers à maîtriser l’incendie dans les Hautes Fagnes. Mais le vent et la fatigue des équipes font craindre une situation encore délicate.Depuis vendredi, un incendie ravage les Hautes Fagnes. L’espoir pour les pompiers est d’en venir à bout ce lundi, avec l’aide de la pluie qui arrose la région depuis 6h. Marc Gilbert, président de la Fédération Royale des Corps de Sapeurs-Pompiers de Belgique, était l’invité de Thomas de Bergeyck dans le RTL info 7h sur bel RTL.
La pluie suffira-t-elle à venir à bout de l’incendie qui mobilise les pompiers depuis plusieurs jours dans les Hautes Fagnes ? Si les précipitations de ce lundi matin sont évidemment une bonne nouvelle pour les équipes engagées sur le terrain, leur impact reste encore difficile à mesurer.
« On nous a annoncé quatre millimètres qui sont attendus dans un premier temps, pouvant aller entre 10 et 25 millimètres dans la semaine », explique Marc Gilbert. « Cela va bien sûr aider. Mais dans quelle mesure ? Personne actuellement ne peut le savoir. C’est impossible. »
Le vent pourrait compliquer la situation
La pluie ne signifie donc pas nécessairement la fin immédiate de l’incendie. D’autant qu’un autre élément météorologique inquiète les pompiers : le vent. Des rafales pouvant atteindre 50 km/h sont annoncées. Une situation susceptible de « compliquer le travail des équipes », qui pourraient devoir rester mobilisées « encore pendant quelques jours », prévient Marc Gilbert.
Sur le terrain, les moyens déployés sont considérables. Des pompiers venus de nombreuses zones de secours, aussi bien en Flandre qu’en Wallonie, ont été envoyés dans les Hautes Fagnes. Une mobilisation qui pèse désormais sur les effectifs disponibles ailleurs dans le pays.
« On a dégarni pas mal de casernes »
Dans ce contexte, un nouvel incendie important ailleurs en Belgique pourrait mettre les services de secours sous forte pression. « On a dégarni quand même pas mal de casernes de pompiers », souligne le président de la Fédération Royale des Corps de Sapeurs-Pompiers de Belgique.
À cette tension sur les effectifs s’ajoute la fatigue accumulée depuis le début de l’incendie. Les pompiers doivent se relayer dans les Hautes Fagnes tout en continuant à assurer les interventions habituelles dans leurs zones respectives.
« Il y a certaines casernes qui ont des difficultés, notamment avec les pompiers qui sont relativement fatigués », reconnaît Marc Gilbert. « Il ne faudrait pas que ça prenne encore une ampleur supplémentaire. »
incendie Liège (prov. de Liège)