La police de la Haute Senne renforce sa présence aux carrières d'Écaussinnes pour empêcher les baignades illégales
Chaque été, les carrières d'Écaussinnes attirent des baigneurs en quête de fraîcheur. Un phénomène loin d'être anodin, puisque ces plans d'eau restent particulièrement dangereux. Face à cette problématique, la zone de police de la Haute Senne a mené une nouvelle opération de prévention et de dissuasion ce vendredi en fin de journée.
Six policiers ont été mobilisés à partir de 16 heures, un créneau identifié comme particulièrement sensible. Des équipes sont restées présentes plusieurs heures aux abords des carrières, tandis que des contrôles routiers ont également été effectués sur place. "J'ai concentré des effectifs en fin de journée. L'expérience nous démontre que le flux est parfois important à ce moment de la journée", explique le chef de corps de la zone de police Haute Senne, Samuel De Bie.
Cette fois, aucun citoyen ne semble cependant avoir été tenté par un plongeon. "La présence policière a certainement été remarquée par la population. Le service roulage a contrôlé des véhicules sur place pendant un long moment. Par contre, nous n'avons pas identité de baigneur à la sortie des carrières ou lors du trajet pédestre en direction de la gare."
Si le nombre exact de véhicules contrôlés n'est pas encore connu, les statistiques devant être établies en début de semaine, Samuel De Bie insiste sur la poursuite des actions sur le terrain. "Cette fois, nous avons pu concentrer des moyens humains mais nous confirmons que les passages sont quotidiens durant cette période propice à la baignade. Ils sont simplement menés avec moins de moyens que ce vendredi ou la semaine précédente."
"Les gens ne se rendent pas toujours compte des risques"
Le bourgmestre d'Écaussinnes, Sébastien Deschamps, avait demandé que ce type d'opération soit renouvelé après une première intervention organisée il y a peu. "Il y a eu plusieurs morts ces dernières années. Les gens ne se rendent pas toujours compte des risques. Il y a notamment d'anciennes machines au fond de l'eau, qui peuvent entraîner des risques mortels." Selon le maïeur, les habitants de la région connaissent aujourd'hui davantage les dangers des lieux, contrairement à certains visiteurs venus de plus loin.
"Les gens du coin ne s'y aventurent plus trop, mais il y a parfois des personnes qui viennent notamment de Bruxelles pour braver l'interdit." Le dispositif mis en place ne vise pas uniquement à empêcher les baignades interdites. Il permet également de rassurer les riverains, régulièrement confrontés à une fréquentation importante des carrières durant les périodes de beau temps.
Le bourgmestre indique d'ailleurs qu'il demandera que ce type d'action soit réitéré à l'avenir, afin de poursuivre le travail de prévention et de dissuasion autour de ces sites particulièrement dangereux.
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