Les océans n’en finissent plus de chauffer et battent un nouveau triste record de température
Ce samedi 22 août la température moyenne journalière des eaux de surface des océans mondiaux ont atteint 21,1 °C, battant l’ancien record de mars 2024.
Par Maïwenn Furic avec AFP
IMAGO / IMAGO/Wolfgang Kofler via Reuter via Reuters Connect
Le précédent record absolu sur une journée avait été établi en mars 2024 à 21,09 °C.
Un triste record. La température des eaux de surface des océans mondiaux a atteint 21,1 °C en moyenne ce samedi 22 août. L’observatoire européen Copernicus, qui a annoncé la nouvelle ce lundi 24 août pointe du doigt le réchauffement climatique et le développement du phénomène El Niño. Il s’agit d’un record absolu sur une journée, dépassant celui établi en mars 2024, à 21,09 °C.
Le phénomène climatique El Niño de cette année pourrait être le plus important jamais connu, selon des scientifiques. Ce phénomène climatique naturel, qui revient tous les deux à sept ans, s’ajoute à une tendance de fond de réchauffement des océans, dû à l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Le dernier épisode était intervenu à partir de l’été 2023 jusqu’au printemps 2024.
Ce record journalier enregistré au mois d’août est inhabituel, remarque Copernicus dans un communiqué, car les températures océaniques mondiales « atteignent généralement leur niveau le plus élevé en mars et avril », à la fin de l’été dans l’hémisphère sud, où se trouvent les plus grandes étendues océaniques.
« Les risques pour les écosystèmes marins s’accroissent »
Les océans jouent un rôle de régulateur du climat en absorbant 90 % de la chaleur excédentaire générée par les activités humaines, notamment la combustion de pétrole, de gaz et de charbon.
« Ce record est un nouveau signe évident d’un océan soumis à un stress croissant », a souligné Samantha Burgess, une responsable de Copernicus, citée dans le communiqué. « À mesure que les températures océaniques continuent d’augmenter, les risques pour les écosystèmes marins et les communautés côtières s’accroissent également », souligne-t-elle.
Lorsque les températures en surface se maintiennent au-dessus de la normale pendant plusieurs mois, cela provoque davantage de tempêtes au-dessus de cette région, « ce qui a des répercussions sur toute l’atmosphère terrestre », explique à l’AFP Emily Becker, climatologue à l’université de Miami. En conséquence, le climat devient plus chaud et sec dans certains endroits, et plus frais et humide dans d’autres.