Le film "New York 1997" comme solution à la surpopulation carcérale

Le film "New York 1997" comme solution à la surpopulation carcérale

C’est sa dernière chronique de l’été ! Il nous a parlé de cinéma, de jeux vidéo, de musique et de science-fiction. Lloyd Chéry, rédacteur en chef adjoint de la revue Métal Hurlant, s'est réveillé avec une solution pour résoudre la surpopulation carcérale.

Et oui ! Depuis le 1er juillet, notre pays a battu un triste record. Le taux de suroccupation dans les maisons d’arrêt et les prisons est de 141,3 %. En gros plus de 89 000 personnes sont emprisonnés en France. Ma solution est donc de s’inspirer du film culte de science-fiction New York 1997. Le pitch est simple. Comme les crimes aux Etats-Unis explosent, on décide de prendre une ville bien connue de nos auditeurs comme lieu de détention.

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New York 1997 de John Carpenter, l'anti-film d’action ultra stylisé datant de 1981, reste intemporel. Le concept est toujours aussi efficace. Snake Plissken, un hors la loi, a 24h pour sauver le président des Etats-Unis coincé dans cette geôle new-yorkaise. Il va devoir survivre et tenter d’échapper aux prisonniers qui ont construit une société anarchique. Sans gros budget, John Carpenter tournera le film de nuit pour reconstituer cette ville dystopique. Cette série B brille par son atmosphère et surtout par casting. On retrouve Donald Pleasance, Lee Van Cleff, Isaac Hayes et même un certain James Cameron. Le papa d’Avatar et de Terminator s’occupait déjà des effets spéciaux. Avec ses cheveux mi-long et son cache œil de pirate, Snake Plissken, interprété par Kurt Russel, s’impose direct comme un personnage culte. Il servira de modèle à Solid Snake, autre héros mythique du jeu vidéo Métal Gear. Solid. Et comme tous les héros punks il a des bonnes punchlines.

Quelle est la morale de ce film de science-fiction ?

Écrit juste après le scandale du Watergate, le film de John Carpenter est sévère sur l’égoïsme des politiciens. La question de l’enfermement est omniprésente dans ce monde très orwellien ou le pessimisme demeure. La démocratie américaine est montrée comme défaillante et la violence de l’état est sévèrement critiqué. Et en même temps quand on voit l’Amérique de Trump, l’actualité semble déjà avoir rattrapé ce long-métrage.

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