Le Floreffois Arthur Vuidar, 13 ans, participe à la coupe d'Europe de descente en VTT : "Mon rêve, devenir champion du monde" (vidéo)
Treize ans, 1 mètre 82 et un sport passion particulièrement impressionnant : la descente en VTT.
"C'est un sport rapide, technique, mais qui se joue surtout sur le mental et le physique." Avec la particularité que c'est un sport… de montagne. Quand on le voit tracer au milieu des arbres, à toute vitesse, on comprend qu'il vaut mieux ne pas avoir peur. Un fort caractère et un gros cœur, bien accroché, c'est essentiel.
Reportage dans notre vidéo en tête de cet article.
Arthur Vuidar, de Floreffe, s'est passionné pour ce sport depuis ses 8 ans et a rapidement atteint un excellent niveau. Il faut dire que son gabarit, sa puissance, lui permettent de damner le pion à des adversaires de son âge bien plus petits que lui, dans sa catégorie U15. Un coup d'œil à la photo du podium de Morzine, où il a remporté la victoire il y a quelques jours, suffit pour se rendre compte de la différence.

Mais dès lors que la descente en VTT est un sport de montagne, comment fait-il pour s'entraîner en Belgique ?
"Il y a des chemins, vaguement aménagés, dans des bois. Les distances ne sont pas très longues, quelques centaines de mètres, mais on peut déjà s'entraîner comme ça. On travaille surtout le cardio." Il y a aussi l'une ou l'autre piste qui lui permettent un entraînement plus pointu, en province de Liège, Chaudfontaine, Spa, l'Emblève, Seraing ou dans le Luxembourg, à Martelange. Certaines pistes sont d'ailleurs techniquement plus difficiles que les pistes de montagne.
Puis, il y a le dévouement de ses parents pour l'emmener régulièrement dans les Alpes. Arthur est d'ailleurs inscrit dans un club français, celui des Gets, en Haute-Savoie, où il s'entraîne deux ou trois samedis par mois. Sans parler des compétitions aux quatre coins, relevés, de l'Europe.
La descente en VTT, en montagne, c'est un peu comme le ski, mais sans les skis. "On monte en télésiège jusqu'en haut, puis on descend le plus vite possible." La piste est tracée sur plusieurs centaines de mètres, voire des kilomètres, avec des virages relevés aménagés sur des structures en bois, des sauts, des passages rapides, d'autres plus techniques.
Lors des entraînements et qualifications, Arthur a l'occasion d'étudier le tracé, le circuit, tel un pilote de F1. Et d'améliorer ses performances jusqu'au jour de la course, où il pourra réaliser le meilleur temps. Arthur participe aussi au championnat de Belgique enduro, une discipline quelque peu différente.

2000 décisions en 2 ou 3 minutes
Le mental joue un rôle important dans cette discipline qu'est la descente en VTT. "Tu dois prendre environ 2000 décisions, ultra rapides, sur le temps de la descente." Soit entre deux et quatre minutes. Si les muscles sont mis à rude épreuve, le cerveau l'est tout autant.
Arthur revient d'une course en Tchéquie où il a réalisé le 9e meilleur temps, sur 150 compétiteurs. À Morzine, il a remporté la victoire de sa catégorie. Il y a encore du travail pour atteindre les sommets (voilà qui est contradictoire, puisque l'on parle ici de descente…). Mais Arthur est passionné, hyper motivé. Son objectif ? "Devenir champion du monde." Mais pas que.
Champion du monde… Pourquoi pas. Arthur travaille beaucoup pour atteindre ce but qui le fait rêver. Et ce n'est pas le seul. Il aimerait développer sa propre marque de vélos.

Déjà repéré par un fabricant de vélos, il peut compter sur un soutien matériel professionnel. Ce qui lui permet d'être au top au niveau mécanique.
Belgique, France, Allemagne, Tchéquie, Autriche, les déplacements sont nombreux. Arthur a tout le soutien de ses parents, à 200 %. Son papa, Steve, s'est d'ailleurs, lui aussi, mis au VTT. "Mais bon, je suis plus posé, moins casse-cou", précise-t-il en riant.
Arthur a le potentiel, physique et mental, pour réussir son pari un peu fou. Un gars à suivre, enfin, si on y arrive…


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