Le gigantesque réseau chinois de trains à grande vitesse ne cesse de s’étendre: Airbus revoit à la baisse les besoins en avions neufs du pays
Le gigantesque réseau chinois de trains à grande vitesse ne cesse de s’étendre: Airbus revoit à la baisse les besoins en avions neufs du pays
Publié aujourd'hui à 13h33
Lire dans l'appAvec plus de 50.000 kilomètres de lignes, le train à grande vitesse s'impose de plus en plus dans les liaisons courtes et moyennes distances dominées par l'avion.
Si la Chine reste et restera un terrain de jeu stratégique pour les constructeurs d'avions comme Airbus et Boeing, la concurrence du train à grande vitesse commence à peser. Au point qu'Airbus revoit aujourd'hui à la baisse le potentiel de ce marché colossal.
Rappelons que l'empire du Milieu est devenu, en l'espace de 15 ans, le premier réseau ferroviaire à grande vitesse au monde. Fin 2025, le pays passait le cap des 50.000 kilomètres de lignes en exploitation et les déploiements se poursuivent, l'État visant les 60.000 kilomètres pour 2030 avec des trains dépassant les 350 km/h (avec l'objectif de passer à 400 km/h). De quoi considérablement réduire les distances dans ce vaste pays et mécaniquement rendre l'avion moins attractif alors qu'il a toujours dominé les déplacements intérieurs.
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Airbus estime désormais que le marché, les compagnies chinoises, aura besoin de 7.480 appareils monocouloirs neufs dans les 20 prochaines années contre 7.950 dans sa précédente estimation, soit une revue à la baisse de près de 500 appareils (6%). Ce chiffre concerne tous les constructeurs, pas seulement l'avionneur européen. Et il faudra d'ailleurs compter avec la montée en puissance de Comac, constructeur d'État qui a de grandes ambitions avec son C919 censé concurrencer l'Airbus A320 et le Boeing 737.
Pour le constructeur, la généralisation des liaisons ferroviaire à grande vitesse de moins de six heures (plus de 1.000 kilomètres environ, soit du court-moyen distance) fera baisser de 10% la demande en voyages aériens pour les mêmes liaisons, le train étant toujours plus pratique que l'avion pour ce type de trajets. On a d'ailleurs observé le même phénomène en Europe. En Espagne par exemple, le train à grande vitesse a poussé Vueling à réduire la voilure sur l'axe Madrid-Barcelone.
Le réseau chinois de lignes à grande vitesse représente aujourd'hui 70% de l'offre mondiale. À titre de comparaison, le réseau ferré français compte 30.000 kilomètres de voies, dont 2.800 kilomètres de voies à grande vitesse. Au Japon, le réseau du Shinkansen représente environ 3.600 kilomètres.
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