Le Morning – Swann Borsellino sur l’élimination de la France : 'Les meilleurs joueurs ont failli' - RTBF Actus

Le Morning – Swann Borsellino sur l’élimination de la France : 'Les meilleurs joueurs ont failli' - RTBF Actus

Le scénario du match a basculé sur une action presque anodine : en voulant dégager un ballon à la retombée dans son rectangle, Lucas Digne heurte Lamine Yamal qui avait intelligemment flairé le coup en surgissant derrière le défenseur pour intercepter la balle. Pénalty indiscutable et conversion pleine de sang-froid via Mikel Oyarzabal. "Pour moi, le match se joue sur dix minutes avec coup sur coup un temps semi-fort de l’équipe de France qui ne donne pas grand-chose, la punition sur le pénalty et la blessure de William Saliba en défense", analyse notre consultant qui ajoute également le carton jaune d’Adrien Rabiot reçu en début de match. "Rabiot doit sortir à la mi-temps alors que c’était le meilleur joueur côté français, et celui qui empêchait de se noyer complètement au milieu de terrain. Ça entretient une dynamique négative."

Le jeu de l’Espagne est tellement simple et facile qu’on se croirait dans un jeu vidéo.

À travers ces faits de match, les Bleus ont joué de malchance. Un peu comme les Diables Rouges face à cette même Espagne en quart de finale avec les blessures successives de Tielemans, Courtois et la sortie de De Bruyne… Une Roja qui n’en demandait certainement pas autant, tant cette équipe paraît en gestion et maîtrise totale du tempo de ses matchs. "Il n’y a pas pire équipe contre qui être mené au score. Ils sont capables de contrôler le ballon, de vous punir derrière si vous vous projetez vers l’avant…", constate Swann Borsellino. "Les joueurs qui composent cette équipe ont un véritable ADN collectif de jeu de mouvement et de position, Luis de la fuente connaît ses joueurs depuis longtemps et en profite. On a beaucoup parlé des superstars depuis le coup d’envoi de cette Coupe du monde, mais ici c’est l’axe de travailleurs Rodri, Olmo et Oyarzabal qui fait gagner le match."

Même le prodige barcelonais Lamine Yamal se fond dans le collectif espagnol en simplifiant son jeu par des passes simples en une touche vers ses coéquipiers. Des séquences tellement simples et faciles qu’elles en deviennent presque surréalistes selon Benjamin Deceuninck : "Certains trouvent cette façon de jouer ronronnante voire ennuyante, mais en tout cas c’est très efficace. Il y a des moments où l’on se croirait dans un jeu vidéo, tellement ils arrivent à trouver les supériorités numériques et les triangles de passes dans toutes les zones du terrain. Cette Espagne est un taureau géant au pays du rodéo."