« Le mouvement risque de se durcir » : un dépôt pétrolier bloqué par des pêcheurs à Fos-sur-Mer

« Le mouvement risque de se durcir » : un dépôt pétrolier bloqué par des pêcheurs à Fos-sur-Mer

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Des pêcheurs bloquent, ce mardi, un dépôt pétrolier à Fos-sur-Mer pour protester contre la hausse des prix du carburant et leurs conditions de travail. Le mouvement, déjà présent à Sète et Port-Vendres, pourrait s’intensifier.

Un pétrolier accoste au terminal pétrolier de Fos-sur-Mer, dans le sud de la France.
Un pétrolier accoste au terminal pétrolier de Fos-sur-Mer, dans le sud de la France. (Photo d’archives EPA/Guillaume Horcajuelo)

Plusieurs dizaines de pêcheurs bloquaient mardi matin un dépôt pétrolier à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) pour protester contre la hausse des prix du carburant et la dégradation de leurs conditions de travail, ont-ils indiqué à l’AFP.

« Le blocage du dépôt pétrolier a commencé à 3 h », a déclaré Ange Natoli, un représentant des pêcheurs qui réclament d’être « reçus par la ministre de la Pêche Catherine Chabaud ».

Selon la préfecture, « les pêcheurs bloquent la sortie du terminal pétrolier de Fos depuis 3 h avec une cinquantaine de camions-citernes ». Aucun incident n’a été signalé en dehors d’un feu de palettes, a-t-elle ajouté. Lundi, plusieurs dizaines de pêcheurs ont déjà manifesté à Sète (Hérault) et Port-Vendres (Pyrénées-Orientales).

« Une dégradation continue de leurs conditions d’activité »

À Sète, une délégation de représentants syndicaux a été reçue en préfecture, sans obtenir « de réponses à nos attentes », selon le président du comité régional d’Occitanie Bernard Perez, qui a averti que « le mouvement risque de se durcir ».

Les comités régionaux des pêches d’Occitanie, de Paca et de Corse, les trois organisations de producteurs (OP) de Méditerranée, et des syndicats de marins (salariés et patronaux) ont lancé, ce lundi, un mouvement commun qui « se poursuivra tant que des réponses concrètes n’auront pas été apportées aux principales revendications de la profession », selon leur communiqué.

Les professionnels de la pêche dénoncent « une dégradation continue de leurs conditions d’activité », en raison notamment de « la hausse des coûts d’exploitation et du carburant » mais aussi une « multiplication des contraintes administratives et réglementaires ».

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