Le pétrole continue d'accélérer après des déclarations belliqueuses de Trump

Le pétrole continue d'accélérer après des déclarations belliqueuses de Trump

Les Bourses européennes ont fini en hausse modeste lundi, au seuil d'une semaine marquée par la reprise des tensions au Moyen-Orient, la hausse des prix du pétrole, des doutes dans la tech, des résultats d'entreprises et un discours du président de la Fed dans les prochains jours.

Dans ce contexte, Londres a terminé à l'équilibre (+0,01%). Paris (+0,31%), Francfort (+0,19%) et Milan (+0,37%) ont progressé légèrement.

A Bruxelles, l'indice BEL 20 progressait légèrement lundi parmi des indices européens sans conviction. L'indice bruxellois regagnait finalement 0,19% à 5.604,45 points avec 11 de ses éléments dans le vert.

Le pétrole repart à la hausse

Les cours du pétrole accélèrent leur hausse lundi, propulsés par des déclarations du président Donald Trump, qui prévoit d'instaurer une taxe sur les marchandises transportées par bateau dans le détroit d'Ormuz et de réinstaurer le blocus naval des ports iraniens.

Vers 14H55 GMT (16H55 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, prenait 4,35% à 79,32 dollars.

Celui de son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, montait de 4,41% à 74,56 dollars.

Peu de temps avant, les deux références du brut se sont même brièvement envolées de plus de 5%.

Les prix du pétrole bondissent après les frappes américaines contre l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz

"Les Etats-Unis seront désormais connus sous le nom de 'GARDIENS DU DETROIT D'ORMUZ' mais par souci d'EQUITE, ils perceveront une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons", a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social.

"La mise en place de ce dispositif débutera immédiatement", a-t-il précisé.

"Nous rétablissons le 'BLOCUS DE L'IRAN' - ainsi nommé car il empêche uniquement les navires ou les clients de l'Iran d'entrer ou de sortir. Tous les autres pays bénéficieront d'un accès libre et équitable au détroit", a-t-il également déclaré.

L'Iran avait plus tôt prévenu qu'il ne laisserait pas les Etats-Unis s'ingérer dans la gestion du détroit.

Le gaz européen repasse au-dessus des 50 euros le MWh

Le prix du gaz européen bondissait lundi après des déclarations du président des États-Unis, Donald Trump, sur le détroit d'Ormuz.

Sur le marché à terme d'Amsterdam, le TTF, qui donne le ton des prix du gaz européen, s'affichait lundi après-midi en hausse de plus de 5%, dépassant les 51 euros le mégawattheure (MWh). Avant le déclenchement du conflit le 28 février dernier, le TTF s'élevait à 31 euros le MWh.

Donald Trump a annoncé lundi rétablir le blocus des ports iraniens et déclaré vouloir instaurer une taxe pour les navires souhaitant traverser le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique qui cristallise les affrontements avec l'Iran.


L'avis des brokers

Aperam (+4,84 % à 47,18 euros) a été maintenu à " neutre " chez JP Morgan, avec une cible grimpant de 42,7 vers 46,1 euros. L'analyste souligne que les mesures de protection mises en place au niveau européen permettent d'avoir une approche plus constructive sur les sidérurgistes européens. " Les quotas sont désormais en vigueur et nous attendons une poursuite de la hausse des prix de l'acier durant le second semestre, avec pour conséquence une accélération de la croissance des bénéfices ".

Melexis (+4,50 % à 75,55 euros) a vu sa note descendre d' " acheter " vers " conserver " chez Deutsche Bank, avec un objectif de cours fixé à 75 euros. Cette révision est intervenue dans le cadre d'une étude consacrée au secteur des semi-conducteurs. L'analyste Robert Sanders souligne que les risques liés à l'intelligence artificielle ne doivent pas être ignorés, que ce soit sur la rentabilisation des investissements du côté de la demande ou le risque d'un surstockage du côté de l'offre. Dans le cadre de cette étude, Deutsche Bank a également confirmé XFab (-% à , euros) à " conserver ", avec une cible relevée vers 6 euros.

KBC (+0,29 % à 120, 55 euros) a été maintenu à " acheter " chez Kepler Cheuvreux, avec une cible relevée vers 141,1 euros avant la publication des résultats pour le deuxième trimestre (prévue pour le 6 août). L'analyste s'attend à une progression soutenue des revenus d'intérêts, accompagnée d'une forte hausse des actifs sous gestion (+6,4% à 315 milliards d'euros) en raison de l'environnement favorable sur les marchés financiers.

G.Se.

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