Le prix du pétrole repasse sous les 100 dollars, les rebelles houthis du Yémen se montrent rassurants

Le prix du pétrole repasse sous les 100 dollars, les rebelles houthis du Yémen se montrent rassurants

Les Bourses mondiales reprennent goût au risque vendredi, encouragées par le net recul des prix du pétrole, même si le contexte géopolitique au Moyen-Orient reste très tendu.

Vers 18 heures, le Brent de la mer du Nord, référence du brut s’échangeait à 95,54 dollars le baril (-5,11 %) après avoir passé les 100 dollars la veille. Le WTI américain suivait la même tendance (-4,47 % à 88,07 dollars).

Les rebelles houthis du Yémen ont indiqué vendredi que leur blocus maritime contre l’Arabie saoudite n’avait pas vocation à paralyser le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, après une attaque confirmée contre un navire saoudien.

« Pour l’instant, il ne s’agit pas d’un blocus total »

D’ailleurs, « certains navires transportant du pétrole saoudien traversent encore le détroit de Bab el-Mandeb », explique à l’AFP Giovanni Staunovo, analyste d’UBS. Ces passages signifient que « pour l’instant, il ne s’agit pas d’un blocus total », réduisant les risques sur l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Les rebelles houthis avaient annoncé lundi vouloir entraver le trafic en mer Rouge et dans le golfe d’Aden des navires d’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut. Cette semaine, les Houthis ont adressé des avertissements radio à des navires croisant dans la région, menaçant de prendre pour cible ceux « appartenant à l’ennemi saoudien » qui tenteraient de se frayer un passage.

La guerre au Moyen-Orient bloque toujours le détroit d’Ormuz et menace celui de Bab el-Mandeb (mer Rouge), avec des attaques revendiquées jeudi sur des navires de l’Arabie saoudite par des rebelles houthis pro-iraniens.

Les risques géopolitiques restent toutefois bien présents. « Non seulement les flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz se sont pratiquement taris, mais des risques manifestes pèsent également sur les exportations saoudiennes transitant par la mer Rouge », soulignent les analystes d’ING.

La Bourse de Paris termine en hausse

D’après eux, les exportations de pétrole brut saoudien depuis Yanbu, sur la mer Rouge, ont atteint en moyenne environ 4,6 millions de barils par jour en juin.

Le recul des prix du brut offre une respiration aux marchés d’actions, en particulier en Europe où de nombreuses économies restent de grandes importatrices d’hydrocarbures. La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,88 %, Francfort a gagné 1,36 %, Londres a pris 0,91 % et Milan 0,95 %.

Les valeurs du secteur pétrolier font au contraire grise mine. À Londres, BP a perdu 1,35 % et Shell 1,15 %. À Oslo, le géant Equinor a cédé 1,36 % et à Madrid, Repsol a lâché 2,23 %.