Le SPVM a arrêté l’automobiliste qui avait filmé ses insultes envers…
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a arrêté lundi Mohamed Bekkali, l’homme qui s’était filmé en lançant des insultes envers une policière lors d’une intervention de cette dernière. Dans la vidéo, qui est devenue virale en mars dernier, Mohamed Bekkali est à bord de son véhicule lorsqu’il lance plusieurs insultes à caractère misogyne et sexuel.
Le jeune homme de 24 ans a aussi publié plusieurs autres vidéos dans lesquelles il injurie des policiers, ainsi que des images générées par intelligence artificielle mettant en scène des visages de policiers.
Mohamed Bekkal fait désormais face à trois chefs d’accusation pour avoir « publié un libelle diffamatoire » au sujet de deux policiers et d’une policière du SPVM. Un libelle diffamatoire « consiste en une matière publiée sans justification ni excuse légitime et de nature à nuire à la réputation de quelqu’un », décrit le Code criminel canadien. Les délais auraient été commis entre les 13 et 14 juin derniers.
En attente de la suite des procédures judiciaires, qui auront lieu en septembre prochain, le jeune homme a été libéré. Les infractions de libelle diffamatoire sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison.
Sous la vidéo datée de juin 2025 dans laquelle il proclamait des insultes misogynes, il soutenait être souvent victime de profilage. La policière lui avait finalement remis un constat d’infraction de 186 $ pour ne pas avoir respecté les normes du Code de la sécurité routière en raison de ses vitres teintées.
Au moment où la vidéo était maintes fois partagée, la Fraternité des policiers et policières de Montréal s’était dite « choquée » de la vidéo et avait demandé à la Ville de Montréal de se doter d’un règlement pour interdire les insultes envers les policiers, comme dans d’autres villes comme Longueuil ou Québec.
La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, avait pour sa part confirmé évaluer la mise en place d’un tel règlement, sans toutefois affirmer si son administration allait interdire ou non un tel comportement.