Le Toucan sur Mer, célèbre restaurant bruxellois, déjà repris: à sa tête ? Le DJ Lost Frequencies et trois associés
Le célèbre restaurant bruxellois le Toucan sur Mer a déjà trouvé repreneurs. Rappelons que ce dernier, situé à Ixelles, avait fait faillite en juin dernier, ce qui avait bouleversé le petit monde de la gastronomie bruxelloise.
Quatre repreneurs ont donc remporté les enchères, révèle l'Echo. Parmi eux, le DJ Lost Frequencies (aka Felix De Laet), ainsi que Marvin Weymeersch, co-CEO de Hangar, l'entreprise qui a percé dans le monde de la nuit et des soirées électro ces dernières années en Belgique.
L'équipe s'est ensuite étoffée avec Cameron Heal, associé de Marvin Weymeersch au sein de Hangar. Neveu du chef Yves Mattagne (qui a pour sa part rejoint Botanic Sanctuary Antwerp, à Anvers, après quelques années à la Villa Lorraine), ce dernier partage naturellement le secteur de l'horeca.
"Je ne comprends pas cette sortie" : le patron de "Thaï Café" regrette les propos de Van Peteghem, et alerte sur la situation de l'HorecaLe collectif fait également appel à Victor Roisin, déjà bien implanté dans le paysage horeca bruxellois. À la tête des établissements ixellois Gratin et Moutarde, ainsi que du Petit Bailli, l'homme pourra apporter sa plus-value dans l'aventure.
Un faillite qui a provoqué l'émoi
Récemment, Matthieu Léonard, le patron de Horeca.Brussels, nous confiait regretter la faillite du Toucan sur Mer, en pointant du doigt la responsabilité politique derrière cela. "Le secteur Horeca vit un paradoxe cruel : il nourrit et abreuve tout le monde, quand lui-même crève de faim et a soif de s'en sortir. Résilient, encore. Mais à bout. Vraiment à bout…", lâchait-il aussi dans une lettre ouverte en parallèle, appelant à plus de flexibilité de la part du monde politique.
"Depuis 17 ans, vous avez été au rendez-vous. Repas de famille, anniversaires, retrouvailles, mariages… Nous avons eu le privilège de partager avec vous tant de moments précieux", avaient commenté pour leur part les anciens gérants en juin. Ils maintenaient par contre le Toucan Brasserie, leur autre établissement.
"On n'a pas envie d'être des pigeons": la tension, révélatrice pour l'Horeca, entre Bruxellois et touristes aux abords du piétonnier"Beaucoup s'étonneront de cette décision. Pourtant, malgré une fréquentation souvent excellente et tous les efforts déployés par nos équipes, la réalité économique est devenue trop difficile. Ces dernières années, notre secteur a subi une succession de crises : pandémie, inflation, hausse des coûts de l'énergie et des matières premières, augmentation des charges salariales et évolution des habitudes de consommation", expliquaient encore les gérants.
La célèbre enseigne, institution de la gastronomie bruxelloise, pourra donc tourner la page et entamer un nouveau chapitre, avec une nouvelle équipe à sa tête.
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