«Les Colombiens d’abord»: le nouveau président lance sa campagne d’expulsion des sans-papiers

«Les Colombiens d’abord»: le nouveau président lance sa campagne d’expulsion des sans-papiers

La Colombie devrait entamer cette semaine une campagne d’expulsion des étrangers sans-papiers présents dans le pays. Les opérations, menées par les services d’immigration et la police, ont été annoncées dimanche 23 août par le nouveau président d’extrême droite Abelardo de la Espriella, fervent admirateur de Donald Trump.

Publié le : 26/08/2026 - 00:08Modifié le : 26/08/2026 - 00:09

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« Les Colombiens d’abord, les Colombiens ensuite et encore les Colombiens, que ce soit clair pour tout le monde », a déclaré le président depuis Barranquilla, son lieu de résidence, où il a installé un siège présidentiel alternatif, une sorte de « Mar-a-Lago colombien ». Un message aux accents très « America First ».

Concrètement, Abelardo de la Espriella annonce vouloir s’attaquer en priorité aux migrants auteurs de crimes. Un critère que conteste Ana Karina Garcia, avocate spécialisée en droit de l’immigration, en s’appuyant sur les statistiques.

« Les chiffres montrent que la criminalité en Colombie n’a rien à voir avec la nationalité, le passeport ou le fait d’être étranger. Les statistiques montrent que la criminalité commise par la population étrangère ne dépasse pas 2% », explique-t-elle.

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Trois millions de personnes nées à l’étranger

Le président envisage ensuite de s’en prendre aux migrants en situation irrégulière, qui doivent à terme être expulsés. Une décision politique et administrative qu’il assume pleinement.

Selon Migración Colombia, l’autorité officielle chargée du contrôle, de l’analyse et de la cartographie des flux migratoires, le pays est devenu une zone de transit et enregistre désormais davantage de sorties que d’entrées de citoyens vénézuéliens.

La Colombie compte trois millions de personnes nées à l’étranger, dont plus de 2,8 millions de Vénézuéliens, soit 6% de sa population totale.

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