Les disques et CD de la Médiathèque ne seront pas vendus : ils rejoignent les collections de la Bibliothèque royale de Belgique
Grosse déception pour les amateurs de musique et particulièrement les amateurs de vinyles : il n'y aura pas de grande braderie suite à la fermeture de la Médiathèque Nouvelle. Un point rassurant : les quelque 280 000 disques de l'institution ne seront toutefois pas dispersés. Le fonds patrimonial audio a été donné à la Bibliothèque royale de Belgique (KBR), où il sera conservé et, à terme, accessible au public.
Vinyles, CD et DVD vont ainsi poursuivre leur vie sous un autre toit. Les premiers supports ont été déballés à la KBR en présence de Vanessa Matz, ministre fédérale de la Politique scientifique, et d'Elisabeth Degryse, ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, chargée de la Culture.
De l'après-guerre au début des années 2000
Créée en 1956 sous le nom de Discothèque nationale de Belgique, la Médiathèque Nouvelle a établi une collection de référence consacrée à la musique enregistrée. Le fonds transmis comporte environ 30 000 vinyles et 250 000 cd et DVD musicaux, dont la période d'enregistrement va de la période de l'après-guerre au début des années 2000. Parmi ces 280 000 références – qui contiennent certaines raretés – 15 000 sont belges.
Pour la Bibliothèque royale de Belgique, ce don permet de compléter ses collections sonores qui étaient jusqu'ici moins fournies. Son patrimoine, se compose notamment de cylindres de cire et des 78 tours datant de la 1re moitié du XXe siècle.
"Nous sommes particulièrement fiers d'accueillir cette collection exceptionnelle et de pouvoir en assurer la transmission dans les meilleures conditions, déclare Sara Lammens, directrice générale de KBR. Nous en prendrons le plus grand soin afin que ces 280 000 disques puissent continuer à témoigner de notre histoire et rester accessibles, à terme, aux amateurs de musique et aux chercheurs, pour qui ils constitueront une source précieuse de plaisir, de documentation et d'étude."
Par contre, le grand public devra encore attendre avant de pouvoir consulter ces trésors. L'institution doit en priorité vérifier l'état des supports et procéder à leur nettoyage lorsque c'est nécessaire. Elle va devoir aussi identifier les doublons et déterminer quels documents correspondent au profil de ses collections. Les descriptions devront ensuite être intégrées à son catalogue.
Une fois ce travail achevé, la collection pourra être consultée sur place, mais il n'y aura pas de service de prêt.