Les fonds long-short, une stratégie idéale face à des marchés agités
Les fonds long-short protègent votre capital face à la volatilité de la Bourse.
© d3sign/Getty / N/C
La Rédaction 06/09/2026 à 08:00, Mis à jour le 06/09/2026 à 08:00
Le principe de ces fonds pour résister aux tempêtes boursières : l’achat-vente d’actions. Avec, au final, des performances intéressantes et moins de risques pour les investisseurs.
Droits de douane massifs, conflit États-Unis-Iran, tensions sur le pétrole… les Bourses mondiales sont régulièrement soumises à de forts mouvements. Pour moins les subir, les épargnants peuvent se tourner vers les fonds long-short, aussi appelés fonds de performance absolue. Ils sont majoritairement investis en actions.
Un fonctionnement basé sur deux poches
Comme son nom l’indique, ce fonds combine deux poches : le « long » représente les valeurs qu’un gérant va acheter (à l’instar d’une sicav classique) ; le « short » correspond aux titres qu’il va vendre à découvert (c’est-à-dire qu’il parie sur la baisse d’une action afin d’encaisser des gains). « Dans BDL Rempart, nous “shortons” une action dans plusieurs cas de figure. Par exemple, lorsque nous estimons que l’activité de la société va disparaître face à des pressions structurelles, comme ce fut le cas pour BlackBerry », souligne Olivier Mariscal, membre du comité exécutif de BDL Capital Management, société de gestion pionnière en France du long-short.
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Le poids de chaque poche dépend de la stratégie choisie. Avec une approche dite « market neutral », le gérant place à parts égales en long et en short. Mais la plus commune est celle d’une répartition différente : un fonds pourra ainsi être investi à hauteur de 70 % de son actif en long, et à 30 % en short. Lorsque le marché gagne 10 %, par exemple, il ne montera que de 4 % et, lors d’une chute de 10 %, la baisse sera limitée à 4 %. « Cette approche représente une bonne alternative aux fonds diversifiés historiques, alliant actions et obligations », remarque Éric Lauri, directeur général délégué d’Exane Asset Management.
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Mieux que les indices
Même s’il n’y a aucune garantie en capital, les fonds long-short se veulent, en général, moins risqués que les OPCVM ou ETF positionnés uniquement à l’achat. « Nous restons à l’écart des sociétés qui peuvent être massivement “shortées” par le marché, car le coût d’emprunt pour vendre ces titres à découvert est bien trop élevé, informe David Mellul, directeur général de Varenne Capital. La poche short est aussi davantage diversifiée que pour le long, avec une dizaine de titres supplémentaires. » Les gérants limitent par ailleurs le poids d’une ligne, n’investissant bien souvent pas plus de 5 % de leur actif dans une seule position.
Au final, les meilleurs fonds parviennent à limiter les baisses en offrant un gain non négligeable. Le potentiel de résistance de BDL Rempart a été mesuré lors des périodes de krach. Alors que l’indice Stoxx 600 perdait en moyenne 29 %, BDL Rempart ne reculait que de 10 %. Aux rebonds, son exposition partielle au marché a limité la reprise (+ 26 %, contre + 38 % pour l’indice européen). Mais, au total, le gain de BDL Rempart aura été de 13 %, contre une perte de 3 % pour le Stoxx 600.
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