Les importants investissements de Trump et de sa famille dans l'IA soulèvent des risques de conflits d'intérêts, alors qu'il résiste aux appels à la prudence face aux dangers d'une IA incontrôlée
Le président américain Donald Trump ne souhaite pas que les grandes entreprises du secteur de l'IA ralentissent leurs avancées, malgré les avertissements des experts quant aux dangers potentiels de cette technologie. Trump a qualifié tous ces appels de « canular ». Une analyse du Washington Post a révélé que Trump détient des intérêts financiers personnels dans des secteurs tirant profit du développement de l'IA. Ces activités commerciales créent des conflits d'intérêts potentiels alors que les USA sont confrontés à la question de savoir comment gérer les progrès rapides de l'IA. Le porte-parole de la Maison Blanche a déclaré qu'il n'y avait « aucun conflit d'intérêts » concernant les investissements de Trump.
La Maison-Blanche a publié le 20 mars 2026 son cadre législatif national sur l'intelligence artificielle (IA), un document de quatre pages qui entend fixer les règles du jeu pour les années à venir en effaçant celles que les États avaient commencé à construire. Derrière les six objectifs affichés se dessine une logique claire : laisser les mains libres à l'industrie, bloquer toute tentative de régulation décentralisée, et confier à la course technologique avec la Chine le soin de légitimer l'absence de garde-fous.
Récemment, OpenAI a entamé des discussions avec d'autres entreprises spécialisées dans l'IA, notamment Anthropic et Google, afin d'étudier les possibilités de collaboration pour répondre aux préoccupations en matière de sécurité. Ces discussions sont en cours depuis que Demis Hassabis, président de Google DeepMind, a publié en juillet une proposition appelant à la création d'un « organisme de normalisation » dirigé par les USA. OpenAI, Anthropic et Google sont des concurrents acharnés, mais ces entreprises subissent une pression intense pour répondre aux préoccupations croissantes en matière de sûreté et de sécurité de l'IA. Sam Altman a déclaré qu'il partageait l'avis de Dario Amodei quant à la nécessité de modérer le rythme de développement des modèles les plus avancés.
En parallèle, le président américain Donald Trump ne souhaite pas que les grandes entreprises du secteur de l’IA ralentissent leurs avancées, malgré les avertissements des experts et des lanceurs d’alerte quant aux dangers potentiels de cette technologie. Trump a qualifié tous ces appels de « canular ». Il est intéressant de noter que cela coïncide avec le fait que les intérêts commerciaux de la famille Trump sont de plus en plus étroitement liés à l’essor de l’IA.
Une analyse du Washington Post a révélé que Trump détient des intérêts financiers personnels dans des secteurs tirant profit du développement de l’IA. Ces activités commerciales créent des conflits d’intérêts potentiels alors que les USA sont confrontés à la question de savoir comment gérer les progrès rapides de l’IA. Trump n’a pas placé ses actifs dans une fiducie sans droit de regard et continue d’acheter et de vendre des actions tout en exerçant ses fonctions.
Les investissements de la famille Trump dans l’IA
Les comptes d'investissement de Trump ont révélé près de 30 000 opérations sur titres depuis le début de son deuxième mandat présidentiel. Cela inclut des achats et des ventes d'actions de Micron Technology, Dell Technologies et GE Vernova, dont les bénéfices sont liés à l'essor de l'IA. Il y a peu, les actions de ces entreprises ont chuté alors que le secteur de l’IA subissait une vague de ventes généralisée, après que le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, eut mis en garde contre les risques liés au développement de systèmes d’IA de plus en plus puissants.
Trump détient également des participations dans les fabricants de puces informatiques Broadcom et Texas Instruments. Il a acheté des actions des sociétés d’équipements pour centres de données Super Micro Computer et Credo Technology. D’autres entreprises liées à la famille ou contrôlées par celle-ci concluent également des accords liés à l’IA. La société mère de Truth Social, Trump Media & Technology Group, a annoncé une fusion avec une entreprise spécialisée dans la fusion nucléaire qui souhaite développer des centrales électriques alors que la demande en électricité augmente fortement, en grande partie en raison de l’expansion rapide des centres de données dédiés à l’IA.
Les fils de Trump, Eric et Donald Jr., ont investi dans plusieurs projets liés à l’IA et aux centres de données, principalement par l’intermédiaire des sociétés 1789 Capital et American Ventures. Ils ont également rejoint la société d’investissement Dominari Holdings en 2025 et ont contribué au lancement de la société d’infrastructures d’IA American Data Centers Inc., dans laquelle Dominari détient une participation minoritaire, selon The Guardian. Le duo s’est également lancé dans les marchés publics de défense par l’intermédiaire de Vulcan Elements, une start-up spécialisée dans les aimants à terres rares, dont les produits sont utilisés dans les centres de données d’IA, les drones et les systèmes de défense. Le Pentagone a annoncé en décembre l’octroi d’un prêt de 620 millions de dollars à Vulcan.
La volonté de Trump de favoriser un développement rapide et une réglementation souple de l’IA est influencée par ses liens étroits avec des dirigeants du secteur technologique qui défendent cette technologie, tels que le capital-risqueur David Sacks et le PDG de Meta, Mark Zuckerberg. Le président craint également que la Chine ne prenne l’avantage sur le plan économique et technologique si les USA ralentissent le développement de cette technologie. Le porte-parole de la Maison Blanche, Davis Ingle, a déclaré dans un communiqué qu’il n’y avait « aucun conflit d’intérêts » concernant les investissements de Trump.
Donald Trump suscite l'interrogation en annonçant la création d'une « AI Force » et la nomination prochaine d'un nouveau « tsar de l'IA » pour superviser la technologie. Il rejette fermement les appels à une réglementation stricte, qualifiant les avertissements sur les risques existentiels de la technologie de simple "canular". En outre, il a lancé un sondage public pour rebaptiser l'IA avec des termes jugés plus prestigieux, comme « Intelligence Suprême » ou « Intelligence Supérieure ». Donald Trump se désintéresse des questions de sécurité et adopte une stratégie visant, selon lui, à maintenir la domination américaine face à la concurrence chinoise.
Sources : Washington Post ; The Guardian
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