Les quatre éoliennes de Renner Energies à Clavier refusées par la Région wallonne

Les quatre éoliennes de Renner Energies à Clavier refusées par la Région wallonne

La Région wallonne vient de donner son carton rouge au projet éolien de Renner Energies qui envisage d'ériger quatre mâts de 250 mètres autour de la N63 entre Ochain et Bois-Borsu. Le dossier est refusé.

Ce n'est pas vraiment une surprise. Le collège communal, sollicité pour avis dans le cadre de la demande de permis, avait déjà répondu défavorablement. Le fonctionnaire-délégué a suivi cette position.

L'impact paysager pointé du doigt

La Région wallonne justifie son refus par les mêmes éléments que la Commune, essentiellement l'impact paysager. "Nous mettions aussi en avant le fait que ces mâts allaient couper encore davantage en deux la commune de Clavier, déjà traversée par la route du Condroz, explique Damien Wathelet, bourgmestre. Ça allait accentuer l'effet."

La Commune voulait aussi mettre un frein aux demandes des promoteurs éoliens qui se multiplient. "On est véritablement encerclé et on ne cesse de demander à la Région d'épauler les communes pour encadrer et gérer. Un parc éolien à Clavier, on n'est pas contre mais on ne tient pas à ce que ce soit un appel d'air pour d'autres."

Recours auprès du ministre ?

Et maintenant ? Il reste à présent au promoteur deux dernières cartes à jouer s'il veut poursuivre son projet : déposer un recours auprès du ministre wallon et, s'il est débouté, un recours au Conseil d'État qui statuera alors sur la forme et non plus sur le fond. Il est occupé à analyser l'opportunité d'un recours.

Le projet éolien Renner Energies vient et revient sur la table depuis 2019, sous différentes formules et porté par divers promoteurs successifs. "Il a été renommé plusieurs fois : Vortex, Windvision, Renner Energies…, résume le mayeur. De sept mâts de 150 mètres, on est passé à quatre mâts de 250 mètres."

Les dossiers ont chaque fois été recalés. Et les enquêtes publiques ont chaque fois mis au jour une opposition assez forte de la population. La dernière s'était clôturée sur une pétition de 1 400 personnes et une cinquantaine de courriers de réclamations.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.