"Logements sociaux dans un état indigne" à Tarbes : Unitaires réclame "un plan d’urgence pour le relogement des locataires"

"Logements sociaux dans un état indigne" à Tarbes : Unitaires réclame "un plan d’urgence pour le relogement des locataires"

l'essentiel Infiltrations, isolation défaillante, ascenseurs en panne, insécurité et logements vacants : trois mois après les élections municipales, le collectif Unitaires tire la sonnette d’alarme sur l’état du parc social tarbais. S’appuyant sur les témoignages de locataires et un récent rapport très préoccupant, il réclame un plan d’urgence pour rénover les logements les plus dégradés et relancer la politique de l’habitat.

"Infiltrations, isolation défaillante, équipements vétustes, problèmes de sécurité" : le collectif Unitaires, mené par Kévin Gracia, remonte les problèmes relevés auprès de nombreux habitants du parc social tarbais rencontrés lors de la campagne des élections municipales, qui vivent "parfois dans des logements dans un état indigne" gérés notamment par la SEMI et Promologis. 

"Ouvrir un débat plus large sur la politique de l’habitat à Tarbes"

Trois mois après les élections, les membres de la liste de gauche souhaitent "attirer l’attention notamment de la municipalité et ouvrir un débat plus large sur la politique de l’habitat à Tarbes". 

Alors que, rappellent-ils, "sur près de 42 500 habitants, 62 % sont locataires et plus de 11 000 vivent dans un logement social", "l’état des logements de la SEMI (société d’économie mixte de construction qui gère 1 237 logements avec un âge moyen de 39 ans, essentiellement à caractère social et dont la ville est actionnaire à 55 %) est particulièrement préoccupant", comme à la résidence De-Lattre-de-Tassigny où le collectif a choisi de se rendre.

Comme en 2017, le récent rapport de l’ANCOLS (Agence nationale de contrôle des logements sociaux) fait état "d’une situation alarmante" de la SEMI, qui a "une structure financière insuffisante pour mener correctement les opérations de maintenance et de réhabilitation du parc" et "un taux de vacance en hausse sur la période 2020-2024, largement supérieur" à celui de l’Occitanie et de la France métropolitaine.  

"Supprimer la taxe d’habitation sur les logements vacants, c’est augmenter l’injustice sociale"

"Isolation insuffisante, ascenseurs régulièrement en panne, charges trop élevées, manque de dialogue avec le bailleur" : le constat est comparable à la cité Rothschild, gérée par Promologis, où les locataires "dénoncent des halls peu sécurisés, des caves occupées, des nuisances sonores, la multiplication de logements vacants, l’absence d’un interlocuteur clairement identifié et le sentiment d’un abandon progressif". 

Le collectif Unitaires souhaite interpeller la nouvelle municipalité sur "l’enjeu majeur" du logement : "Supprimer la taxe d’habitation sur les logements vacants, c’est augmenter l’injustice sociale. Cette mesure réduit les recettes et prive ainsi la ville d’un levier permettant de financer des primes à la réhabilitation pour accompagner la rénovation des logements vacants". 

Le collectif Unitaires souhaite proposer, lors du prochain débat d’orientations budgétaires au conseil municipal, "un plan d’urgence de relogement pour les occupants des logements dégradés", "un plan de lutte contre la vacance en mobilisant tous les leviers qui ne sont pas encore mis en œuvre, en revoyant à la baisse certains loyers, en diminuant les délais d’attribution et en effectuant des travaux de remise en état".