Luc Petit: "J'aime que la technologie soit toujours au service de l'humain. Ça devient de plus en plus rare aujourd'hui"
À quoi le public peut-il s'attendre en venant découvrir ce parcours immersif ?
C'est un son et lumière qui dure près de deux heures et demie. Ici, le public peut s'attendre à découvrir un parc exceptionnel, entièrement transformé pour l'occasion où il va suivre un parcours immersif de 10 étapes qui fait écho à celui de Mowgli : comme lui, il grandit au fil de l'aventure et progresse à travers son histoire. C'est un spectacle qui s'adresse à tout le monde et adapté pour capter l'attention de tous.
Cette année, vous avez choisi de raconter l'histoire du "Livre de la jungle", pourquoi ?
Le Livre de la Jungle est un récit dont l'imaginaire offre une grande liberté de création. Dans ce spectacle, tout a été conçu sur mesure, des décors aux costumes. Mon objectif est que les spectateurs sortent de leur quotidien, rêvent et portent un autre regard sur les capacités artistiques de l'être humain.
Au château de Beloeil : "Le Livre de la Jungle" comme si vous y étiezComment naît un tel projet comme celui-ci ?
Le spectacle est entièrement conçu en fonction du lieu qui l'accueille : ici, le château de Belœil. Pour l'organiser, des centaines de mètres de câbles ont dû être installées, faute d'infrastructure électrique. Pour les artistes, je choisis ceux avec qui j'ai envie de travailler. J'ai notamment fait appel à Artem, un artiste russe qui a été finaliste de La France a un incroyable talent. Comme je voulais vraiment collaborer avec lui, je lui ai créé une place dans l'histoire de Mowgli.

Quels ont été les principaux défis ?
Nous avons dû composer avec des conditions difficiles : un incendie sur le site, la canicule et des répétitions sous une chaleur intense. L'effort physique est considérable. Nous avons même imaginé des dispositifs permettant aux artistes de s'hydrater directement dans leurs costumes. Un autre défi concerne les difficultés administratives liées aux visas artistiques, notamment pour faire venir des artistes russes ou indiens.
Qu'aimeriez-vous que les spectateurs ressentent en sortant de cette aventure ?
J'aime que la technologie soit toujours au service de l'humain. Ce qui compte, c'est que le public voit de vrais acteurs, danseurs et artistes accomplir une performance humaine. Ça devient de plus en plus rare à l'heure des réseaux sociaux. Nous travaillons aussi avec des acteurs de la région et avec des personnes en situation de handicap. Ce mélange entre artistes professionnels et talents locaux est au cœur du projet.
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