Maria, 32 ans, vit dans un village en pleine forêt : « Dès que je l'ai vue, j'ai senti qu'il était possible que ce soit ma maison »
Publié le 03/10/26 à 19:30Par Marie Hervichon
Maria, 32 ans, a choisi de quitter la vie urbaine pour s’installer dans une maison abandonnée au cœur des Asturies.
La vie trépidante des grandes villes ? Très peu pour cette jeune femme de 32 ans. Il y a quelques années, Maria s’est établie dans les Asturies, une région sauvage et verdoyante située au nord-ouest de l’Espagne.
Lorsque Maria est arrivée dans ce coin parmi les plus reculés du pays, tout était à faire. Mais pas de quoi décourager celle qui s’est vite retroussée les manches pour rénover de ses propres mains
une ancienne maison abandonnée. Elle l’a baptisée Nogalia.
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Elle achète une maison abandonnée pour seulement 6 000 euros
Maria a découvert cette maison inhabitée depuis plusieurs décennies pendant la pandémie de Covid-19, alors qu’elle était venue se confiner dans le village avec sa mère. À l’époque, cette construction branlante était presque entièrement engloutie par la végétation. « De la maison, on ne voyait que le haut, le reste était recouvert de ronces qui avaient tout envahi », raconte-t-elle dans une vidéo YouTube d’Arnau Serrado. Dans cette ruine, Maria a immédiatement vu son futur chez-soi. « Dès que je l’ai vue, j’ai senti qu’il était possible que ce soit ma maison », ajoute-t-elle.
L’accord du propriétaire des lieux obtenu, la jeune femme poursuit son exploration des lieux. « Je me suis mise à donner des coups dans les ronces, j’ai trouvé la porte, je suis entrée et j’ai découvert une nouvelle Maria, la vraie Maria », se souvient-elle. Quelques mois et 6 000 euros de moins sur son compte en banque plus tard, le propriétaire lui en remettait officiellement les clés.
© ShutterstockPropriétaire argent immobilier
Des panneaux solaires pour sa maison et vivre en autonomie
Pour financer les travaux et cette nouvelle vie au milieu de nulle part, Maria s’est tournée vers l’artisanat. Elle confectionne notamment des objets en macramé. « C’est l’une des choses qui me permet de gagner de quoi survivre et de vivre ici avec le peu d’argent dont j’ai besoin. J’ai appris à vivre avec très peu », explique-t-elle.
Maria a choisi de ne pas raccorder sa Nogalia au réseau électrique. Elle utilise des panneaux solaires et adapte donc certaines de ses activités à la météo. « S’il y a du soleil, je peux davantage utiliser l’électricité. Mais s’il n’y en a pas, je dois faire autre chose », explique-t-elle.
© shutterstockElle produit son électricité avec des panneaux solaires.
L’art de procrastiner sans culpabiliser
Pour l’eau, Maria n’a pas à aller chercher bien loin. Une rivière coule juste en bas de chez elle. Une fois qu’elle récupère l’eau dont elle a besoin, il ne lui reste plus qu’à la filtrer avant de pouvoir la boire.
À Nogalia, Maria vit sans aucune pression. « On vit un peu au rythme de la vie. Chaque jour est différent, alors on peut faire les choses selon ce que l’on ressent », explique-t-elle. Et lorsqu’elle n’a pas envie de travailler, elle remet tout simplement ses tâches à accomplir au lendemain : « Il y a toujours quelque chose à faire, mais si tu n’en as pas envie, tu peux aussi rester tranquillement sur le canapé à regarder passer les oiseaux. »