Maximilien Drion vise le record belge sur Sierre-Zinal: "La course qui compte le plus à mes yeux"
C'est le rendez-vous de la saison pour Maximilien Drion. Ce samedi à 11h, le Belge prendra le départ de Sierre-Zinal pour la huitième fois, sur la référence mondiale des épreuves de course de montagne. Un format inchangé depuis 1974 de 31 kilomètres, avec 2.200 mètres de dénivelé positif et 1.100 mètres de dénivelé négatif, qui attire chaque année les meilleurs spécialistes de la discipline (dont de très nombreux Belges).
Et cette édition 2026 aura une saveur particulière pour le traileur belge. Dix-septième l'an dernier en 2h39'45, son meilleur résultat sur cette distance, Drion arrive cette fois avec l'ambition de s'attaquer au record de Belgique de la course, détenu depuis plus de quarante ans par Jan Sebille (2h38'47).
"Il me manque une minute pour m'emparer de ce record belge", explique-t-il. "L'objectif est en tout cas de faire mieux que l'an dernier. J'avais réalisé une superbe course, mais je n'avais pas pu avoir une préparation idéale car j'étais déjà tourné vers ma saison de ski-alpinisme et les Jeux. Ici, cela fait deux mois que je me prépare spécifiquement pour Sierre-Zinal et l'OCC, fin août."
Une préparation qui nourrit ses ambitions. Après un début de saison particulièrement solide, marqué notamment par une septième place à Zegama, une cinquième place aux Championnats d'Europe sur le format Up & Down et une deuxième place pour son premier 50 km à l'Andorra by UTMB, le Belge estime pouvoir viser un nouveau cap. "M'approcher des 2h35 est un objectif réaliste, je pense."
Un lien unique avec Sierre-Zinal
Mais au-delà du chrono, Sierre-Zinal représente une course à part pour Maximilien Drion. Depuis son arrivée dans le Val d'Anniviers avec sa famille en 2008, cette épreuve occupe une place centrale dans son calendrier. "Cela fait 18 ans que mes yeux sont rivés sur cette course. C'est une course mythique. Et comme c'est chez moi, cela la rend encore plus particulière. C'est le rendez-vous qui compte le plus à mes yeux, celui que je ne veux pas rater."
Le défi sera notamment de bien gérer la première partie du parcours, avec une longue ascension qui peut conditionner toute la course. Drion connaît les pièges de cette montée et compte rester fidèle à sa stratégie : ne pas se mettre dans le rouge trop tôt pour pouvoir exploiter ses qualités dans la deuxième partie du tracé.
"Cette montée au début, tu peux y exploser et laisser filer ta course. Elle n'est pas évidente à gérer. Mais je connais mes chronos, mes qualités et ce que je suis capable de faire dans la seconde partie du parcours", souligne-t-il.
Raoul Raus également de la partie
À noter que Raul Raus, après un printemps contrarié par la blessure et un marathon du Mont-Blanc qui n'a pas répondu à ses attentes (22e), sera également au départ, avec de belles ambitions.
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