Mediapart publie les "preuves" des accusations d'antisémitisme qu'il porte contre Jordan Bardella

Mediapart publie les "preuves" des accusations d'antisémitisme qu'il porte contre Jordan Bardella

Résumé

Mediapart publie des captures d'écran certifiées confirmant des messages antisémites attribués à Jordan Bardella en 2013, tandis que ce dernier dément et porte plainte.

Sommaire

  • Une extraction certifiée par huissier

  • Des éléments sûrs à 200% ?

Le Rassemblement national réclamait des preuves, Mediapart les a fournies. Ce jeudi 1er octobre, le journal en ligne a publié de nouveaux éléments censés authentifier son enquête parue lundi, selon laquelle Jordan Bardella aurait rédigé des écrits antisémites en 2013. Le président du RN, qui nie les faits, a depuis déposé une plainte en diffamation.

Dans un article intitulé Écrits antisémites de Jordan Bardella : les preuves du mensonge, Mediapart diffuse des captures d'écran de messages antisémites que l'eurodéputé aurait envoyés à une autre personne sur la plateforme Messenger.

🚨🇫🇷 ALERTE INFO - Mediapart PUBLIE LES PREUVES et DÉMONTRE l’authenticité des messages antisémites attribués à Jordan Bardella, qui les avait formellement qualifiés de "faux grossiers".

Jordan Bardella fait face ce soir à la publication par le média de la méthode et des… pic.twitter.com/nZMEBXK6qk

— AlertesInfos (@AlertesInfos) October 1, 2026

Pour authentifier ces échanges, l'interlocuteur de Jordan Bardella a demandé à Meta, maison mère de Facebook, le téléchargement de la conversation, "comme tout utilisateur ou utilisatrice peut le faire en vertu du droit européen de protection des données personnelles". Selon Mediapart, cette extraction a été authentifiée par un huissier et confirme que les messages datent bien de 2013.

Pour établir que l'auteur est bien l'homme politique, le journal s'appuie sur plusieurs éléments biographiques évoqués dans la conversation : une mère née en Italie, une interview accordée en 2013 à l'édition Seine-Saint-Denis du Parisien, un échec au concours de Sciences Po ou encore un engagement associatif auprès de migrants au sein d'Alfaccueil. "L'extraction de la conversation permet de la dater, d'attester du fait que cette conversation n'a pas été modifiée a posteriori, et de confirmer que l'interlocuteur de la conversation est référencé par Meta/Facebook sous le nom Jordan Bardella", assure le média.

Des éléments sûrs à 200% ?

Dès mercredi, Fabrice Arfi, coresponsable du pôle enquêtes de Mediapart, avait annoncé sur franceinfo la publication de nouveaux éléments "dans les jours qui viennent". "On a bien conscience (…) qu'il y a une impatience légitime par rapport à notre première enquête (…) et qu'il y a une attente (autour de) la suite de nos révélations", reconnaissait-il.

Le journaliste évoquait "des doubles exigences de démonstration des éléments probants que nous détenons, mais aussi une exigence qui est très importante de protection des sources". "On ne va pas mettre la réputation du journal en jeu sur des informations aussi sensibles si on n'est pas sûr à 200 %", a-t-il insisté. Contacté par Le Parisien, l'entourage de Jordan Bardella et de Marine Le Pen reste injoignable.

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