Mercato OL : Mangala file à Getafe, Perri vers le Torino, Lyon allège enfin - Sport.fr
Après six recrues estivales, l’Olympique Lyonnais devait impérativement réduire la voilure. Deux départs se précisent : Orel Mangala en Espagne, Lucas Perri en Italie.
Recruter, c’est la partie amusante. Vendre, c’est la partie qui décide vraiment d’un mercato. À Lyon, on en est là.
Six arrivées, et une masse salariale à contenir
Boudache, Bidstrup, Duranville, Ouédraogo, Openda, Bucher. Six renforts enregistrés depuis le début de l’été, dans des registres variés, pour un effectif qui commençait sérieusement à déborder.
Le club rhodanien n’avait plus vraiment le choix : sans allègement, pas de marge de manœuvre. La règle vaut pour la masse salariale comme pour la gestion du groupe, personne n’ayant envie de se retrouver avec vingt-cinq joueurs pour quinze places.
Le tri a donc commencé.
Mangala prêté sans option d’achat
Premier nom à sortir : Orel Mangala. Le milieu belge n’entrait plus dans les plans, et son avenir semblait s’écrire loin du Groupama Stadium depuis plusieurs semaines déjà.
L’Équipe confirme qu’il sera prêté à Getafe. Sans option d’achat, précision qui a son importance : Lyon récupérera donc le joueur dans un an, sauf accord ultérieur.
Solution partielle, en somme. Elle soulage les comptes à court terme sans régler le problème de fond. Mais dans un mercato où le temps presse, l’OL prendra.
Perri, un dossier débloqué par l’effet domino
Deuxième mouvement, plus intéressant sur le plan sportif : Lucas Perri. Le gardien brésilien est annoncé au Torino, en prêt avec option d’achat, comme rapporté par Sky Italia.
Et c’est là que la mécanique du marché devient amusante. La libération de Perri dépendait directement du transfert officiel de James Trafford à Leeds — opération désormais actée par Manchester City. Un domino tombe, un autre suit.
Seuls quelques détails restaient à finaliser vendredi matin. Autant dire que le dossier est quasiment bouclé.
Un contexte européen à gérer en parallèle
Le mercato n’est pas le seul chantier lyonnais. Battu à Prague et menacé sur le plan sportif, l’OL est malgré tout assuré de disputer une Coupe d’Europe dès septembre, avec un nouveau règlement UEFA concernant les suspensions qui vient s’ajouter aux paramètres à intégrer.
Jouer l’Europe change tout : cela impose un effectif plus large, mais aussi des revenus supplémentaires. Le club marche sur une ligne étroite entre les deux impératifs.
Ce qu’il reste à faire
Deux départs, c’est un début. Ce n’est pas encore un dégraissage. Plusieurs joueurs restent surnuméraires, et les prochaines semaines devraient voir d’autres mouvements sortants se dessiner.
Trois semaines et demie avant la clôture, l’OL a fait le plus dur — recruter des profils identifiés — sans avoir totalement réglé la deuxième moitié de l’équation. Le temps joue contre lui, comme toujours dans ce genre de configuration, car les clubs acheteurs savent parfaitement qu’un vendeur pressé finit par baisser ses exigences.
Le feuilleton lyonnais continue. Et il se terminera, comme souvent, dans les toutes dernières heures du marché.