Mohamed Bakkali, le logisticien des attentats de Paris demande sa libération : "on a l'impression de s'être fait rouler dans la farine"

Mohamed Bakkali, le logisticien des attentats de Paris demande sa libération : "on a l'impression de s'être fait rouler dans la farine"

La nouvelle est tombée comme un couperet pour les quelque 3 000 victimes déclarées des attentats de Paris du 13 novembre 2015.

Condamné comme logisticien dans ces attaques qui ont coûté la vie à 132 personnes et blessé des centaines d'autres, Mohamed Bakkali a été condamné à une peine de 30 ans de prison au V-13 (surnom du procès des attentats de Paris, Ndlr) et pour l'attentat manqué du Thalys en 2015, a entré une demande de libération conditionnelle devant le Tribunal d'Application des Peines (TAP).

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La question sera étudiée le 29 septembre prochain à Bruxelles, le Belgo-Marocain étant détenu à la prison d'Ittre dans le Brabant wallon. Ce mercredi, les autorités belges ont organisé une séance d'information à Paris en collaboration avec le Parquet National Antiterroriste français (Pnat) afin d'expliquer la situation aux victimes outrées.

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"On a l'impression de s'être fait rouler dans la farine", commente une victime du Bataclan à nos confrères de France Info. "C'est assez fou. On parle quand même de l'une des figures les plus effrayantes du box. On avait toutes les raisons de penser qu'il méritait chacune des années de la peine qui lui a été infligée", ajoute Arthur Dénouveaux au journal, l'ex-porte-parole de l'association de victimes du 13 novembre Life for Paris, dissoute après la commémoration des dix ans.

Des fiches victimes

Mohamed Bakkali avait en effet été condamné en 2022 à 30 ans de prison, une peine assortie d'une période de sûreté de 20 ans. Lors de son arrestation et son renvoi vers Paris, le logisticien s'était vu une clause de retour, soit qu'il pouvait purger sa future peine en Belgique. Or la période de sûreté est une disposition qui n'avait pas d'équivalent au Plat Pays à l'époque des faits. Quand un détenu est écroué ici sur base d'une décision judiciaire prononcée par un autre État, sa peine doit être commuée pour correspondre au droit belge. Dès lors, Mohamed Bakkali est libérable au tiers de sa peine.

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Le Verviétois avait déjà pu profiter de congés pénitentiaires auparavant mais le parquet de Bruxelles s'oppose à ce stade à sa demande de libération.

La réunion organisait ce mercredi en présence d'un magistrat du parquet général de Bruxelles et du Pnat visait à expliquer cette spécificité belge mais également à fournir des "fiches victimes", selon nos confrères du quotidien Le Soir. Celle-ci permet aux victimes de formuler d'être entendues à l'audience du TAP et de formuler des demandes, comme interdire à Mohamed Bakkali de fréquenter leur commune de résidence ou encore d'être tenues au courant des futures décisions du TAP dans le présent dossier.

Mohamed Bakkali a notamment fourni plusieurs planques et fournitures aux terroristes.

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