"Moi, je veux une France libre" : Raphaël Glucksmann candidat à l'élection présidentielle de 2027
Raphaël Glucksmann a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 sur TF1, dimanche 23 août. Sa compagne, Léa Salamé, se retire temporairement de France 2. Glucksmann participera à la primaire PS-Place publique en octobre, où il est favori malgré des sondages moins favorables que Jean-Luc Mélenchon.
Le vrai-faux suspense est levé. Invité du 20 Heures de TF1 ce dimanche 23 août, Raphaël Glucksmann a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. "Je ne prends pas cette décision à la légère, encore moins au moment que nous vivons", a lancé l'eurodéputé, fondateur de Place publique, ajoutant : "Je ne me voyais pas me dérober face à un tel choix."
Avec pour conséquence immédiate la mise en retrait sur la chaîne concurrente France 2 de sa compagne, Léa Salamé, qui présentait jusqu'ici le JT du soir et devait initialement reprendre lundi. Jean-Baptiste Marteau, joker aux manettes cet été, devrait la remplacer.
Le "sillon" enfin tracé ?
Le 26 mai dernier, sur le même plateau, l’eurodéputé s’était contenté d’expliquer vouloir "se donner du temps" avant de se lancer dans la mêlée. "Je me donne trois mois pour sillonner le pays et proposer un nouveau contrat patriotique, trois mois pour réunir ma famille politique", promettait-il. De ce "sillon" de la France, si l’on retient surtout ses vacances en Corse en compagnie de la journaliste Léa Salamé, faussement paparazzés par Paris Match, le député européen semble désormais prêt à en découdre.
"Nous pouvons ensemble construire une alternative à l'extrême droite et au macronisme, et nous pouvons gagner", estime le patron de Place publique. Fort de ses 13,8 % aux dernières européennes, où il menait une liste PS–Place publique arrivée en tête de la gauche, Glucksmann annonce sa participation à la primaire organisée courant octobre par le Parti socialiste et son parti. Une volte-face pour l’eurodéputé, qui refusait encore récemment d’envisager cette option.
Car cette primaire, Raphaël Glucksmann peut difficilement l'enjamber. Son principal rival à gauche, Jean-Luc Mélenchon, est en effet crédité de 15 % des intentions de vote dans les sondages et pourrait même accéder au second tour, quand le chef de Place publique oscille entre 10 et 11 %, mais se positionne comme le mieux placé sur l'espace du centre gauche. Ne disposant pas d'une structure suffisante pour porter seul sa candidature, il a besoin de l'appareil du Parti socialiste pour mener campagne.
Les modalités de ce processus de désignation doivent être finalisées dans les prochains jours et validées par les instances des deux partis mardi prochain. Mais ce processus semble de plus en plus taillé pour lui. Surtout depuis que les militants socialistes, consultés en juillet, ont rejeté l'idée d'une primaire ouverte, pourtant souhaitée par le patron socialiste Olivier Faure.
Faure, Guedj, Royal... Qui pour challenger Glucksmann ?
Exit donc l'organisation d'une primaire "unitaire" de la gauche non-mélenchoniste, avec notamment les écologistes de Marine Tondelier et les ex-insoumis François Ruffin et Clémentine Autain. Face à lui dans la primaire, plusieurs socialistes se préparent déjà, dont le député Philippe Brun, l'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal, mais aussi Jérôme Guedj, qui promet de défendre "les deux piliers de notre identité républicaine : la Sécurité sociale et la laïcité".
Mais dans cette primaire, le principal adversaire de Raphaël Glucksmann devrait être Olivier Faure, qui n'a pas encore acté sa candidature, mais entend toujours défendre une ligne d'union.