Moyen-Orient : Donald Trump relance la guerre du pétrole et réaffirme sa volonté de contrôler le détroit d’Ormuz, l'Iran répond sèchement
l'essentiel Donald Trump a annoncé lundi 13 juillet le retour du blocus naval des ports iraniens au niveau du détroit d'Ormuz, au cœur de nombreuses frappes depuis le cessez-le-feu décrété en avril. Une annonce qui intervient alors que les affrontements reprennent de plus belle dans la région.
"Les États-Unis seront désormais connus sous le nom de "GARDIENS DU DÉTROIT D’ORMUZ". Voilà ce qu’a lancé Donald Trump sur son réseau Truth Social, lundi 13 juillet. Une déclaration qui fait suite à une série de frappes dans la nuit, destinées à empêcher l’Iran d’attaquer les navires qui traversent le détroit.
Le président américain, qui a annoncé le "BLOCUS DE L’IRAN", souhaite percevoir "une rémunération correspondant à 20 % de la valeur des cargaisons" qui transitent par voie maritime, malgré le fait que le droit international garantisse une liberté de navigation sans entrave.
À lire aussi : ENTRETIEN. Guerre au Moyen-Orient : vers une reprise durable du conflit en Iran ? "Ni Washington ni Téhéran n’ont les moyens de continuer la guerre"
"En aucune circonstance"
L’Iran, de son côté, assure qu’il "ne permettra en aucune circonstance" à Washington de s'ingérer dans la gestion du détroit. Celui-ci est sous le contrôle de la République islamique depuis le début de la guerre.
Le pays tient les États-Unis pour responsables du "retour de l’insécurité" dans la zone. Et les Gardiens de la révolution accusent Donald Trump de mettre en péril l’approvisionnement mondial en pétrole. Un sujet crucial après la flambée des cours liée à la paralysie de ce détroit, par lequel transitait auparavant un cinquième du pétrole mondial. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, a par exemple grimpé de plus de 3,5 % pour dépasser les 80 dollars.
À lire aussi : Guerre au Moyen-Orient : "Une poudrière sur le point d’exploser..." Le baril de pétrole s’envole au-dessus de 80 dollars face aux menaces de Donald Trump contre l’Iran
Après 40 jours d’un conflit provoqué par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d’être entériné le 17 juin par un protocole d’accord.
Un cessez-le-feu "terminé"
Mais, depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir le détroit, les affrontements ont repris avec une intensité inédite. Suffisant pour que Donald Trump déclare que le cessez-le-feu était "terminé".
Les dernières frappes américaines ont ciblé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que plusieurs embarcations. D’après des médias d’État iraniens, les bombardements ont touché de vastes zones de l’ouest et du sud du pays. L’agence Mehr a par ailleurs fait état ce lundi de nouvelles explosions près du détroit.
À lire aussi : REPLAY. Guerre au Moyen-Orient : 3 personnes tuées dans des frappes américaines en Iran, les États-Unis ont visé 90 "cibles militaires"
En représailles, les Gardiens de la Révolution ont indiqué avoir bombardé des installations américaines situées à Oman, Bahreïn, au Koweït ou encore en Jordanie.
Parallèlement, au Yémen, le gouvernement appuyé par l'Arabie saoudite a dit avoir visé l’aéroport de Sanaa, contrôlé par les rebelles houthis, afin d'empêcher un avion iranien d'y atterrir. À son bord se trouvait une délégation de retour des funérailles du guide suprême Ali Khamenei.