Nancy André (Stambruges) était une femme de combats

Nancy André (Stambruges) était une femme de combats

Des dizaines d'enfants, aujourd'hui devenus adultes qui ont participé aux voyages des écoles de l'entité frasnoise en Inde se souviennent de la bienveillance dont Nancy André savait faire preuve à leur égard et à celui de la jeunesse des villages du Tamil Nadu. Hôtesse de l'air à la Sabena, puis logopède orthophoniste, la Bruxelloise devenue citoyenne de Stambruges savait prêter attention à ceux tous que la vie a moins favorisés, particulièrement aux plus petits : "elle était toujours au service des autres, très impliquée pour contribuer à ce qui peut améliorer le monde Dès qu'une opportunité, se présentait devant elle, dans un but humanitaire, social ou pour défendre les droits des animaux, elle était partie. C'était une belle personne", se souviennent Isabelle et Alex, qui ont fondé à Frasnes-lez-Anvaing l'association Vanakkam, surpris, comme beaucoup de ceux qui l'ont côtoyée, par le décès, survenu vendredi à Tournai, de leur amie. "Elle nous avait contactés par l'intermédiaire de Giovanni, enseignant à Frasnes, et avait souhaité rejoindre, et devenir membre notre ASBL, en 2012. Elle a participé à trois de nos voyages avec les écoliers frasnois à Arcot Kuppam" rappelle Alex Opielka. Un pays où celle qui avait choisi de devenir vegan il y a bien longtemps, appréciait particulièrement. Elle était engagée également dans d'autres actions humanitaires, comme avec l'association ABPAM venant en aide aux aveugles et malvoyants au Burkina Faso, où elle s'était rendue en 2017.

L'amie des plus faibles

Nancy était aussi fortement mobilisée pour la cause animale, se battant avec plusieurs groupements (dont Animaux en péril) pour lutter contre les souffrances infligées aux bêtes. Elle s'était même engagée sur le plan politique.

"C'était une fonceuse. Elle n'avait pas peur de solliciter les gens, les entreprises pour qu'ils fassent preuve de générosité", ajoute Alex. Chacun peut témoigner du nombre impressionnant d'objets utiles qu'elle emmenait pour offrir aux jeunes Indiens. Elle récoltait aussi des jouets et des bonbons qu'elle redistribuait aux enfants, à la Saint-Nicolas dans sa propriété du Vert Gazon, qu'elle ouvrait régulièrement aux actions de solidarité, et dans les lieux d'accueil.

Nancy était aussi très motivée pour un autre combat, suite à un drame personnel. Séparée de cinq de ses six enfants par son ancien conjoint retourné au Liban, un pays où elle s'était rendue plus de vingt-cinq fois pour faire valoir ses droits de maman, elle avait fondé en 2004 l'ASBL Solidarité Rapt parental, afin d'aider tous ceux qui vivent le même déchirement. Soutenir les jeunes en difficulté, en Belgique et dans le monde entier, c'était pour elle une manière d'être présente, de façon peut-être virtuelle, pour ses propres enfants : "je pense, disait-elle, que lorsqu'on est confronté à la détresse, on s'ouvrage davantage aux autres…"

Ses funérailles seront célébrées ce vendredi à 14 heures, au crématorium d'Hacquegnies. Au revoir Nancy, et merci pour tout.

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