Nicolas Day 4e sur l'un des ironmans les plus durs au monde, et bientôt arbitre en P1?
"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais". Nicolas Day a fait sienne plus que jamais cette célèbre maxime d'Oscar Wilde. Celle-ci est aussi le slogan de l'Altriman, l'un des triathlons les plus durs au monde auquel le Gérouvillois a pris part et qu'il a surtout fini à la 4e place, sur 300 partants et 228 finishers !
Le triathlon pyrénéen était aussi son 4e Ironman, après Aix-en-Provence en 2022, puis le Chtriman et l'Embrunman, tous deux en 2025. "L'Embrunman à peine terminé en août, l'Altriman me trottait déjà dans la tête, avance Nicolas Day. Il y a des courses qu'on choisit pour un chrono, et d'autres pour ce qu'elles représentent. L'Altriman fait partie de la seconde catégorie. C'est une aventure dont les paysages sont incroyables, chaque col rappelle qu'il faut rester humble et le dépassement de soi passe bien avant le classement. On m'avait aussi dit, après l'Embrunman, qu'il se prêtait bien pour passer un cap sur ce modèle de course, car plus dur encore."
"Des vaches ont traversé devant moi"
Jugez-en plutôt: "Le départ a été donné à 5 h 30 aux lueurs de fumigènes, avec d'abord 3,8 km de natation sous la forme de deux allers-retours de la largeur du lac Matemale, développe le Gaumais. Seul un gyrophare sur la rive opposée permettait de s'orienter. J'ai mis 1h 04, je n'avais jamais été aussi vite. Je nage deux ou trois fois par semaine depuis janvier, contre une tout au plus avant. À vélo, il y avait 193 km avec plus de 5 000 m de dénivelé positif. J'ai bien géré, mais j'ai bien sûr eu très dur par moments, La principale difficulté était le col du Port de Pailhères, à 2 000 m d'altitude. Dans la descente, des vaches ont même traversé devant moi. J'ai heureusement su m'arrêter. Le marathon affichait 1 200 m de dénivelé positif. J'ai eu des crampes aux 2 jambes après à peine 700 m. J'ai dû m'arrêter 2'. J'ai pris des gels et me suis réhydraté. Puis les jambes ont tourné jusqu'au bout."
Madame finisheuse du half
Sa 4e place, Nicolas Day l'a aussi cueillie au prix d'une formidable remontada. "J'étais 40e à la sortie de l'eau et 12e à la fin du vélo, mais je ne connaissais pas ma place, ce n'est qu'à l'arrivée que j'ai su que j'étais 4e. Le podium était-il jouable ? Je suis à ma place, je termine à tout de même 20' du 3e." Son bonheur était d'autant plus grand qu'à l'arrivée, après 13 h 08 d'effort, il a retrouvé Chloé, sa compagne, finisheuse pour sa part du half.
Football: Nicolas Day s'est désaffilié comme joueur, mais pourrait bientôt arbitrer en P1
L'ancien Soulier d'or provincial évoque aussi ses plans en football pour la nouvelle saison : "Je n'ai plus la motivation de jouer pour le moment, je me suis désaffilié. J'ai envie de me consacrer à l'arbitrage. Je prends beaucoup de plaisir. J'apprécie qu'un match se passe bien. Mais je n'aime pas jouer les gendarmes. Je privilégie la discussion. Quand je joue, j'aime bien qu'il en aille ainsi. Le plus haut que j'ai sifflé, c'est en 2e provinciale. Je ne pouvais pas en P1, car Meix-devant-Virton, mon club, y évoluait. Meix B est descendu. Donc si par hasard je rejoue, ce ne sera plus incompatible."
VITE DIT
Bénévoles le lendemain
"Ce qui rend cette course si particulière, c'est surtout son esprit, les bénévoles sont aux petits soins du début à la fin et vous encouragent partout sur le parcours, les concurrents s'entraident…, applaudit Nicolas Day. La compétition est quasi secondaire. On vient avant tout pour vivre une expérience. On finit l'Altriman avec les jambes fatiguées, mais surtout avec le cœur rempli."
Du cœur, lui et sa Chloé en ont aussi eu le lendemain, comme bénévole sur les autres courses !
Étape du Tour et retour à vélo
Jamais rassasié, Nicolas Day a bouclé le week-end suivant L'Étape du Tour, à savoir l'avant-dernière, celle de l'Alpe d'Huez par Sarenne. "Après l'Altriman, je suis rentré en Belgique avec Chloé, et je suis descendu dans les Alpes avec Thomas, mon frère, et deux équipiers et amis du PMX. Chloé de son côté participé aux 300 km de l'Ardennes Monster, un ultra à vélo. De l'Alpe d'Huez, je suis revenu seul en Belgique à vélo, en 3 étapes pour un total de 850 km."
Un 3e marathon ?
"Je me tâte à courir un 3e marathon d'ici la fin de l'année ou début 2027. Mais je ne sais pas si je suis assez mature pour suivre un plan d'entraînement, nécessaire à cette fin. Je préfère m'entraîner à ma guise. Il s'agirait de mon 3e marathon, après deux fois Amsterdam. Mon record est 2 h 46. En septembre, je m'alignerai pour la 5e fois sur le XL de Gérardmer. Pour 2027, je n'ai encore aucun objectif."
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