"Nous cherchons à atteindre 8 à 10 millions de barils par jour dans six ans": l'Irak veut augmenter sa production de pétrole et cherche des alternatives au détroit d'Ormuz

"Nous cherchons à atteindre 8 à 10 millions de barils par jour dans six ans": l'Irak veut augmenter sa production de pétrole et cherche des alternatives au détroit d'Ormuz

"Nous cherchons à atteindre 8 à 10 millions de barils par jour dans six ans": l'Irak veut augmenter sa production de pétrole et cherche des alternatives au détroit d'Ormuz

Publié aujourd'hui à 13h27

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La guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz ont eu d'importantes conséquences économiques pour l'Irak dont les finances sont fortement dépendantes des exportations de pétrole.

L'Irak, dont les ventes de brut représentent près de 90% des recettes, cherche à augmenter sa production oétrikuère pour atteindre, d'ici six ans, 9 à 10 millions de barils par jour, a déclaré vendredi le Premier ministre Ali al-Zaïdi. Membre fondateur de l'Opep, l'Irak a récemment demandé à l'organisation d'augmenter son quota de production après que la guerre au Moyen-Orient lui a infligé de lourdes pertes économiques, notamment depuis la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz, par lequel transitait la majeure partie de ses exportations de pétrole.

"Nous oeuvrons à augmenter la part de l'Irak dans le cadre de l'Opep+ et nous cherchons à atteindre une production de 9 à 10 millions de barils par jour dans six ans", a déclaré Ali al-Zaïdi lors d'un forum organisé à Bagdad.

Avant la guerre, déclenchée par une attaque américano-israélienne contre l'Iran fin février, l'Irak produisait environ quatre millions de barils quotidiennement et en exportait en moyenne 105 millions par mois, principalement depuis Bassora (sud), via le détroit d'Ormuz.

La fermeture du détroit d'Ormuz, "un défi majeur"

Mais la fermeture du détroit a contraint l'Irak à interrompre la production dans la plupart de ses champs après saturation des capacités de stockage. Le pays a ensuite dû recourir à des exportations limitées par camions-citernes via la Syrie et par oléoduc via la Turquie jusqu'au port de Ceyhan. Après avoir été brièvement rouvert à la suite de la signature d'un protocole d'accord avec Washington en juin, le détroit a de nouveau vu son trafic restreint par Téhéran après la reprise des hostilités début juillet.

"La fermeture du détroit d'Ormuz constitue un défi majeur", a souligné Ali al-Zaïdi, indiquant que son gouvernement travaillait à "augmenter les exportations de pétrole via le port turc de Ceyhan" et via Baniyas en Syrie et Aqaba en Jordanie. Après une forte baisse consécutive à la fermeture d'Ormuz, les exportations pétrolières irakiennes sont légèrement remontées à environ 49 millions de barils en juillet, dont plus de 30 millions ont transité par le détroit.

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Au cours des deux premières semaines d'août, l'Irak a exporté en moyenne deux millions de barils par jour, son niveau le plus élevé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Si Bagdad dépend largement des recettes en devises issues des ventes de pétrole, les autorités cherchent à diversifier l'économie en portant la part des recettes non pétrolières de 10% à 45% d'ici 2037.