Ousmane Dembélé répond cash à ses détracteurs : « Je m'en fous complètement » - Sport.fr
Deux buts en dix matches, des Bleus décevants et une pluie de critiques. Le Ballon d’Or 2025 aurait pu se braquer. Il a choisi d’en rire.
On le disait agacé, il se dit amusé. Interrogé par L’Équipe, Ousmane Dembélé a répondu sans détour aux critiques qui le visent depuis le début de saison, et plus encore depuis cette trêve internationale. « Vous voulez que je sois sincère ? Moi, personnellement, je m’en fous complètement », lâche l’attaquant du PSG, 29 ans.
Il faut dire que le contexte s’y prêtait. Avec seulement deux buts en dix matches toutes compétitions confondues, et deux prestations jugées décevantes avec l’équipe de France face à l’Italie (1-1) puis la Belgique (4-1), le numéro 10 parisien ne tient pas encore son rang. Le genre de début de saison qui, pour un Ballon d’Or en titre, ne passe jamais inaperçu.
« On n’a plus le droit à l’erreur »
Dembélé, lui, assume le revers de la médaille. Interrogé sur ce qui a changé depuis son sacre, il répond avec un sourire : pas grand-chose, si ce n’est un peu plus de critiques. « Ce n’est pas parce que tu gagnes ce trophée-là que tu es immunisé. C’est encore plus même », reconnaît-il.
Et de décrire, presque amusé, cette nouvelle vie sous la loupe : « Tu dois être bon à tous les matches. Sinon, on te dit « Ah, regarde ! » » Une lucidité désarmante. Ou plutôt, une carapace qu’il s’est forgée au fil d’une carrière faite de hauts très hauts et de bas très médiatisés, de Dortmund à Barcelone.
Zidane et Diaz en bouclier
Le Parisien n’est d’ailleurs pas seul. Zinedine Zidane est déjà monté au créneau à plusieurs reprises pour défendre son attaquant. Et sur RMC, Kevin Diaz a lui aussi pris sa défense, en rappelant que Dembélé n’a jamais été un pur buteur. « C’est un joueur collectif et le collectif est en rodage », a estimé l’ancien joueur de Monaco et Nice, pour qui personne ne remet en question Dembélé en club.
Un argument qui tient la route. Chez les Bleus, Zidane cherche encore la bonne animation, et Dembélé en est l’une des pièces centrales. Juger ses chiffres sur quelques matches, dans une équipe en reconstruction, a quelque chose de précipité.
Le terrain comme seule réponse
Reste une réalité que Dembélé connaît mieux que personne : au PSG comme en sélection, seule la performance fera taire les critiques. Le calendrier, chargé jusqu’à la trêve de novembre, va lui offrir de nombreuses occasions de remettre les pendules à l’heure.
En attendant, l’attaquant a fait son choix : ne pas s’en faire. « C’est très drôle, ça me fait rire moi », glisse-t-il. Une décontraction qui en agacera certains. Et qui, peut-être, est justement sa meilleure arme.