Palantir veut déployer des centres de données ”mobiles” en conteneurs, déployables directement sur le champ de bataille et équipés de puces Nvidia pour ne plus dépendre du cloud
Palantir veut déployer des centres de données ”mobiles” en conteneurs, déployables directement sur le champ de bataille et équipés de puces Nvidia pour ne plus dépendre du cloud
Publié aujourd'hui à 12h41
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Des piétons passent devant le stand de Palantir lors de la réunion annuelle du Forum Économique Mondial (WEF) à Davos, le 19 janvier 2026 (photo d'illustration) - Photo par INA FASSBENDER
Palantir et la société d’infrastructures d’intelligence artificielle Armada veulent déployer des centres de données "mobiles" et conteneurisés, capables d’être acheminés vers des zones isolées ou directement au cœur des théâtres d’opérations.
Les renseignements sont le nerf de la guerre. Aujourd’hui, si le renseignement humain reste essentiel, le numérique est devenu un facteur décisif. Certains acteurs de la tech l’ont bien compris et cherchent désormais à déployer leurs logiciels au plus près des lignes de front… voire littéralement au cœur des zones de combat.
L’entreprise américaine de services et d’édition logicielle Palantir, spécialisée dans les domaines du maintien de l’ordre, du renseignement et de la sécurité, travaille avec son partenaire Armada, une jeune société technologique spécialisée quant à elle dans l’edge computing et les infrastructures d’IA, au déploiement de centres de données mobiles capables d’embarquer l’intelligence artificielle directement sur les zones de combat.
Installés dans des conteneurs autonomes, ces systèmes intègrent serveurs, stockage, réseaux et dispositifs de refroidissement pour analyser les données du champ de bataille sans dépendre en permanence d’une connexion au cloud. Équipés de puces d’intelligence artificielle Nvidia B300 et de la plateforme "AIP" de Palantir, ces centres permettent de traiter les renseignements au plus près de leur collecte, y compris dans des environnements isolés.
Des data centers au plus près du front?
Cette “structure” décentralisée offre aussi une meilleure résilience en évitant de reposer sur une infrastructure cloud unique, vulnérable en cas de coupure ou d’attaque, détaille TechRadar. Pour les forces armées, cette technologie permet de rapprocher l’intelligence artificielle des capteurs, des commandants et des unités engagées sur le terrain. En traitant directement les données au plus près de la zone d’opération, elle limite la dépendance aux liaisons de communication, vulnérables au brouillage, à l’interception ou aux destructions, en évitant d’envoyer systématiquement les informations vers un cloud distant.
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Ces ”centres de données mobiles” pourraient également répondre aux autres nouvelles contraintes des conflits modernes. Alors que les grands data centers traditionnels sont devenus des cibles stratégiques, comme l’ont montré plusieurs frappes récentes au Moyen-Orient, ces infrastructures restent difficiles à protéger en raison de leur dépendance à des équipements physiques vulnérables, tels que les serveurs, les systèmes de refroidissement ou les réseaux électriques.
Même si peu de détails ont été communiqués sur leur mode de déploiement, ces unités conteneurisées offrent une plus grande flexibilité opérationnelle. Elles pourraient être déplacées, reconfigurées ou isolées plus facilement qu’une infrastructure fixe, permettant de rapprocher la puissance de calcul des zones d’opération tout en limitant les risques liés aux attaques contre les centres de données classiques.