Pelouse brûlée par la sécheresse et les canicules : comment savoir si son gazon a survécu à l’été ?
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Après un été marqué par des records de sécheresse, de nombreux jardiniers constatent des pelouses brûlées. Des solutions existent pour diagnostiquer l’état du gazon et favoriser sa régénération à la rentrée. Dans le pire des cas, il faudra ressemer.L’herbe est jaunie et craque comme de la paille. Après un mois de juillet de sécheresse record (00 mm de pluie à Hazebrouck, Dunkerque ou Lille…) et des vagues de chaleur en série, parcs et jardins sont dans un piteux état. Mais « la pelouse brûlée a généralement la capacité de repousser », indique le site Rustica.
Ce phénomène de protection porte un nom : la dormance. En période de forte chaleur, la plante sacrifie ses feuilles et ralentit son métabolisme pour sauver ses racines. À la fin de l’été, l’herbe pourra ainsi repousser et reverdir les jardins.
À condition que ses racines aient survécu à l’été… « Trois observations, à répéter sur chaque zone jaune, donnent la réponse », explique le site Daniel Moquet. Si le brin de gazon est « souple entre les doigts, la plante reste vivante ». Mais s’il est « cassant net comme de la paille, le pronostic s’assombrit ».
« Ce conseil peut vous paraître étrange »
Il faut ensuite écarter le collet (la base des brins) : « un point vert ou blanc au ras du sol signale un système encore actif ». Enfin, il faut tirer doucement la touffe d’herbe. Si elle résiste, les racines vivent encore. Si elle s’arrache facilement, « la zone est perdue ». Il faudra donc ressemer.
Autre précieux conseil à suivre : ne pas arroser immédiatement la pelouse à la fin d’une canicule. « Ce conseil peut vous paraître étrange, mais il n’est pas nécessaire d’arroser votre pelouse pour qu’elle retrouve sa couleur initiale », indique le blog Jardin Couvert.

Si le gazon à plus de 2 ans, ses racines devraient être profondes et il « reverdira petit à petit dès la baisse des températures et l’arrivée des premières pluies ». En revanche, s’il a moins d’un an, « il se peut qu’il ait des difficultés à repartir » et il faudra peut-être ressemer un nouveau gazon cet automne ou au printemps.
« Il est important de noter que la récupération et le reverdissement du gazon peuvent prendre du temps. Soyez patient et continuez à entretenir le gazon pour l’aider à retrouver sa vitalité naturelle », rappelle aussi Rustica.
De la patience et de la prévention
Ne surtout pas couper court, éliminer les mauvaises herbes qui peuvent s’approprier le peu d’eau disponible, scarifier la pelouse pour lui permettre de respirer…
Il faudra sans doute attendre septembre pour savoir si les pelouses ont survécu à cet été hors du commun. Il sera alors temps de l’aider à se régénérer ou de la ressemer.
Se posera aussi la question de la prévention pour l’été suivant avec éventuellement une réduction de la surface engazonnée là où le gazon à le plus souffert « au profit de massifs paillés ou d’un espace minéral », suggère encore le site Daniel Moquet Ou planter des arbres et des arbustes, « seul levier durable contre la surchauffe du sol par ombre portée ».
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