People. Au cœur d'un imbroglio immobilier, Vianney n'est plus propriétaire du 43e étage de la Tour Montparnasse

People. Au cœur d'un imbroglio immobilier, Vianney n'est plus propriétaire du 43e étage de la Tour Montparnasse

On peut être à la fois propriétaire d'une cabane en bois construite de ses propres mains au milieu de la forêt, et d'un étage (presque complet) de la plus grande tour de Paris, la Tour Montparnasse. Et on ne parle pas d'un magnat de l'immobilier un peu loufoque, mais bien d'un chanteur, et l'un des plus populaires : Vianney. Que ses fans se rassurent, il ne s'agit pas non plus d'une reconversion. De toute façon il l'a confirmé, il reviendra bientôt sur scène pour une tournée immense en 2027, après cinq d'absence !

Et puis, on vient de l'apprendre, il n'est plus propriétaire depuis quelques jours du 43e étage de la Tour Montparnasse. Une transaction immobilière qui, au-delà de faire grand bruit, crée quelques remous, comme l'ont révélé nos confrères du Figaro. 

Retour quelques mois en arrière.

En avril dernier, on apprenait que le chanteur avait acquis 80 % du 43e étage de la tour parisienne, via la société "Edmond de Vayres" qu’il avait créée pour l’occasion. Si on ne connaît pas le coût de l'opération, l'information en avait étonné plus d'un, d'autant qu'il venait en même temps d'annoncer avoir terminé la construction de sa cabane en bois. À l'époque, des doutes subsistaient déjà sur les motifs de cette acquisition, et ce ne sont pas les dernières révélations qui viennent de sortir qui vont les atténuer.

Au cœur d'une guerre immobilière

Puisque seulement quelques mois après cette transaction surprenante, le quotidien annonce que la mystérieuse société créée pour mener à bien l'opération vient d'être rachetée. Et pas par n'importe qui. Il s'agit de Frédéric Lemos, proche du chanteur, puisqu’ils sont engagés ensemble dans la lutte contre les cancers pédiatriques, mais surtout ancien président du Conseil syndical de la tour Montparnasse, et déjà propriétaire de plusieurs étages dans la Tour, via sa société Biscuit nantais.

C'est d'ailleurs lors de l'assemblée générale de cette dernière, le 21 juillet, que Frédéric Lemos a annoncé qu’Edmond de Vayres était désormais « détenue à 100 % par Biscuit nantais », se retrouvant donc propriétaire de l'intégralité du 43e étage de l'édifice, puisqu'il en détenait déjà 20%.

Un étage que Frédéric Lemos souhaitait justement acquérir dans son intégralité. Toutefois, il n’avait pas pu le faire en raison de sa mauvaise entente avec Gilles Étrillard, dirigeant de La Financière Patrimoniale d'Investissement (LFPI), principal propriétaire de la Tour, et Louis Le Duff, patron du groupe éponyme (Brioche Dorée et Del Arte), à qui appartenait les parts rachetés par Vianney.

Un scénario digne du "Comte de Monte-Cristo" ?

Assisterions-nous donc à une histoire de revanche ? En mai dernier, lorsque nos confrères l’avaient interrogé sur l’achat par son ami Vianney du 43e étage de la tour, Frédéric Lemos avait lâché cette phrase : « Il faut que vous arrêtiez les séries Netflix ». Mais plus les jours passent, plus les informations qui circulent constitueraient bien les éléments d'un bon scénario de livre et/ou de film.

Le nom de la désormais ex-société de Vianney accrédite cette thèse. Certains voyant le nom d'Edmond de Vayres comme un clin d'oeil à Edmond Dantès, le héros vengeur du Comte de Monte-Cristo, et De Vayres pour le château de Vayres, dont le propriétaire n'est autre que de Gilles Etrillard, le fondateur et président de LFPI, qui a remercié Frédéric Lemos fin 2025.

D'autant qu'en avril dernier, LFPI s'était également positionnée pour le rachat du 43e étage de la Tour Montparnasse, où la société souhaitait installer un luxueux hôtel, allant du 42e au 45e étage. Mais son ancien propriétaire, le Groupe Le Duff, avait alors préféré le vendre à l'interprète de "Pas là", empêchant ainsi la société de réaliser son opération.

Le projet de réhabilitation de la Tour menacé

Une guerre immobilière qui ne s'arrête pas à ce fameux 43e étage, puisqu'elle met en péril le très ambitieux projet de rénovation de l'édifice de 218 mètres de haut, lancé il y a 11 ans.
Ce 21 juillet, lors de la dernière assemblée générale, le principal propriétaire de la Tour (avec 30% de sa surface), LFPI, a voté contre le lancement de la première phase de travaux de curage, de désamiantage et de pose de la future façade en verre jusqu'au 4e étage, qui doit normalement débuter en septembre. Le gestionnaire d'actifs estimant que les coûts du projet, qui ont explosé, passant de 300 millions d'euros annoncés en 2017 à 800 millions d'euros aujourd'hui, à la charge des propriétaires, ne permettent pas d'engager un tel chantier et que les banques risquent de ne pas suivre.

Si la majorité des voix a tout de même voté pour le lancement de la première phase d'une durée de deux ans, ce désaccord pourrait être le premier épisode d'une longue et rude bataille. « Le projet est mort », aurait d'ailleurs confié un participant au Figaro à l'issue de l'assemblée générale.